Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« lun. 15 juin - dim. 21 juin | Page d'accueil | lun. 27 juil. - dim. 02 août »

20/07/2009

Né dans la rue, exposition à la fondation Cartier

ne-dans-la-rue.jpgA la fin des années 60, des gamins des quartiers déshérités de New York écrivaient leur nom sur les murs de leurs lycées.

Ces jeunes adolescents, latinos ou afro-américains pour la plupart, n’utilisaient aucune technique particulière : avec un simple marqueur noir ils recouvraient les murs de leur pseudo qui se composait d’un nom suivi du numéro de la rue où ils habitaient.

A ce stade, leur démarche n’avait rien d’esthétique mais traduisait une volonté de marquer leur empreinte dans une société en pleine mutation (mouvement des droits civiques, révolution sexuelle, libération de la femme).


L’objectif ultime des taggeurs est d’être vus par le plus grand nombre. Ainsi, ces jeunes garçons arpentaient les rues sans relâche après les cours et une bonne partie de la nuit jusqu’au jour où l’idée leur vint de sortir de leur quartier.

Rapidement, les writers les plus actifs s’attaquèrent au métro. En 1970, très peu de noms étaient écrits à l’extérieur du métro. Certains taggeurs parvenaient à écrire leur nom en descendant du métro. Pour tagger à la bombe à l’extérieur du métro, il leur fallait entrer dans les dépôts des trains pour voler les clés des conducteurs.

Les pieces sur les rames de métro représentent une évolution significative dans le parcours deswriters. Les graffitis s’inscrivent dans une démarche esthétique, et, tout comme la musique de l’époque, ils défient l’ordre établi.

L’exposition de la Fondation Cartier retrace la naissance du graffiti au travers d’interviews, de photos et d’objets personnels ayant appartenu à des jeunes taggers.

Quelques artistes contemporains (Basco Vazko, Cripta, JonOne, Olivier Kosta-Théfaine, Barry McGee, Nug, Evan Roth, Boris Tellegen/Delta, Vitché, and Gérard Zlotykamien) ont été invités à créer des œuvres et des installations éphémères pour témoigner de la vivacité et de l’éclectisme de ce mouvement artistique toujours en pleine évolution.

Du 7 juillet au 29 octobre 2009

Fondation Cartier pour l’art contemporain

261, boulevard Raspail, Paris 14ème