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29.06.2006

Tensions à l'Institut de Puériculture de Paris

 

Depuis plusieurs semaines,  l'Institut de puériculture et de périnatalité de Paris (IPP installé au 26 boulevard Brune dans le 14eme) est en proie a de nombreuses tensions dont l'origine est le licenciement soudain de 2 personnes; le chef de service  de médecine foetale et de son assistant.

L'Institut de Puériculture de Paris est un établissement reconnu pour la qualité de sa prise en charge des grossesses à risques et son expertise dans les domaines des malformations foetales. Dans le cadre d'une rationalisation des services hospitaliers, un regroupement des activités périnatales de l'IPP est prévu à l'horizon 2010 sur le site de Necker. Sans toutefois remettre en cause ce regroupement organisé de concert entre l'IPP, l'AP-HP et l'ARH (Agence Régionale de l'Hospitalisation), les licenciements surviennent alors que des inquiétudes plannent sur l'avenir des certaines unités de l'hopital. Certains salariés annoncent qu'au delà de ces 2 suppressions de poste ce pourrait être un plan social touchant jusqu'à 27 personnes qui menacerait l'unité de médecine foetale.

Alerté sur ce sujet, le Ministre de la Santé Xavier Bertrand s'est montré très préoccupé par la situation actuelle de l'IPP, affirmant qu'il n'est pas question de réduire l'offre de soin périnatal en Ile de France puisque on y compte chaque année 171 000 naissances et 11 500 prématurés. Ce dernier chiffre étant en constante augmentation. Cette décision du directeur de L'IPP va ainsi à l'encontre des plans actuellement mis en oeuvre visant à développer et à consolider l'offre de soin autour de la naissance.

Le licenciement de ces personnes se fait au vu du déficit de l'hôpital qui se chiffre à 2,3 millions d'euros. Si les personnes licenciées sont parmi celles ayant la plus forte rémunération, bon nombre de personnels exprime le caractère indispensable du chef de service et de son assistant à la survie du service de médecine foetale. Car si le transfert de l'activité vers Necker pourrait se trouver anticipé, beaucoup craignent de ne voir transférer qu'une coquille vide, après le départ de ses personnels qualifiés et reconnus par tous.
Ainsi de façon légitime, nos élus locaux ont-ils également manifesté leur inquiétude de voir disparaître cette offre de soin de notre arrondissement. Des voeux ont été rédigés et votés au conseil d'arrondissement afin que la ville de Paris prennent des dispositions afin de garantir la survie de ces offres de soin. Cependant, face à cette inquiétude sur le sort des unités de l'IPP, et peu de temps après les dissensions ravivées sur l'adoption du PLU, la majorité municipale s'est trouvée une nouvelle fois divisée: Groupes verts et socialistes n'ont pu parvenir à un texte commun et ont tous deux présenté leur voeu de façon distincte afin de faire intervenir la ville de Paris pour un maintien financier des activités de l'IPP. Si le fond est sensiblement équivalent et sans remettre non plus en question le principe de rationalisation de l'offre de soins vers Necker, le texte rédigé par le groupe vert se proposait de plus considérer le rôle local de l'IPP et de faire la demande d'un audit sur la poursuite de ses activités. Cependant le groupe socialiste a considéré inutile et potentiellement néfaste la tenue d'un tel audit. Et pour cause, le 15 juin, soit 2 semaines avant le vote de ces voeux, Xavier Bertrand, Ministre de la santé et des solidarités, avait d'ores et déjà demandé à l'Inspection Générale des Affaires Sociales de procéder à un audit du fonctionnement de l'IPP pour connaître les conditions de poursuite de l'activité de périnatalité. De plus, il avait missionné l'ARH de trouver les mesures financières à un éventuel soutien de l'IPP.
Pascal.

Commentaires

Je sais qu'il existe une pétition sur Internet pour l'institut de puériculture j'aimerai la signer, mais ne sait sur quel site la trouver. Merci de me l'indiquer.
Je ne suis pas de Paris mais ma famille y habite et c'est trop grave de fermer un hôpital comme celui là avec toute la population qui va en avoir besoin pour ces enfants à naitre. il est vrai que la santé des plus fragiles et des plus démunis concerne de moins en moins nos dirigeants.
Merci de votre aide.
Noëlla

Ecrit par : Lecomte Noëlla | 10.07.2006

Le licenciement du chef de service et de son assistant ainsi que le sort du personnel de l'IPP me préoccupe tout particulièrement, ayant été suivie dans cet institut pour ma première grossesse et devant y être suivie pour celles à venir.
Il est navrant que des restrictions budgétaires prennent le pas sur les préoccupations de santé publique !

Ecrit par : Géraldine | 20.09.2006

L'Institut de Puériculture et de Périnatalogie ne traite pas la maternité classique.
J'ai été hospitalisée à l'IPP durant 3 semaines, jusqu'au 29 octobre 2006 pour le suivi très particulier de ma grossesse. En effet, mon bébé subissait un Retard de croissance Intra Utérien, nécessitant une surveillance de tous les instants. Aucune maternité de niveau 1 ou 2 aurait pu suivre l'évolution de la vie de mon bébé.
Je salue justement le travail fabuleux de l'ensemble des équipes de L'IPP, aussi bien les Equipe du Docteur Daffos ( obstétriciens, sages femmes, infirmières et aides soignantes )pour le suivi et l'accouchement en urgence mais également les personnes du service de réanimation et des soins intensifs, qui pratiquent leur savoir faire avec un dévouement inoui. Sans oublier, les suivis post nataux tels que les pratiques les pédopsychiatres.

Je n'imagine pas cette activité dans un autre hôpital aussi renommé qu'il soit.

Fermer cet institut pour des raisons financières est une abération, on ne peut pas allier bénéfices et santé publique .

Ecrit par : Virginie Cousin | 29.11.2006

Je connais cet institut et elle est indispensable . Je m'étonne que les patient n'en soit pas informé alors qu'ils sont les plus à même de juger et de faire une pétition.

Le problème est de savoir a quelle prix est la santé .

Je pense que l'on peut trouver des mécènes ou bien faire appel à des dons chez les anciens patients .

Pour ma part je suis prêt à verser plusieurs dizaine d'euros mais il faudra nous dire avant quele en sera le but.

Ecrit par : bornecque | 06.12.2006

J'ai découvert ceci par hasard: un choc. Suivie en 2002 pour ma fille, une grossesse pathologique, mes enfants hospitalisés sur place sans transfert, on était au bon endroit pour que tout se passe au mieux.
Maintenant ils vont très bien et je trouve dommage que cela ne se poursuive pas pour d'autres familles.

Ecrit par : Agnès W | 10.01.2008

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