25.11.2009
Reconversion de Broussais: un quartier malmené
La fermeture de l’hôpital Broussais laisse des possibilités foncières exceptionnelles au sein du quatorzième entre les rue Didot et Raymond Losserand. Plus de 5 hectares sont ainsi dégagés donnant l’opportunité de redonner vie à tout un quartier. L’AP HP, propriétaire de ces biens, a d’ores et déjà engagé depuis plusieurs années la vente de la plupart des bâtiments, souhaitant seulement en conserver quelques uns pour y loger son propre personnel. Les plus importants de ces bâtiments, les bâtiments Sicard et Sergent, ont notamment vu en 2005 l’installation du siège de la Croix Rouge Française. Afin d’achever la conversion du site, les surfaces comprises entre la rue Didot, l’ancien parking et la rue des Mariniers devront être réaménagées afin de construire logements et espace culturel.
Concertation annoncée, déceptions à l’arrivée
Au début de l’été, la Ville a annoncée le lancement d’une concertation afin d’impliquer les habitants et les associations pour la définition du réaménagement. D’ailleurs, bien avant que la Ville ne s’intéresse au site de Broussais, certaines associations avaient lancé déjà très loin la réflexion sur le devenir du site, avec notamment comme élément phare l’aspect culturel sur le site des anciennes chaudières de l’Hopital, dit la Chaufferie. Le lancement de concertation a eu lieu en grande pompe le 7 juillet avec le maire du 14e, mais montrant rapidement les inquiétudes des riverains sur le déroulement de cette concertation comme sur les objectifs de la mairie. Pour parfaire l’image d’une concertation, un questionnaire fut distribué et des ateliers thématiques associant habitants et associations furent créés.
Le questionnaire, imprimé sur papier glacé, a ainsi été distribué à 42 000 exemplaires dans les boites aux lettres et mis à disposition sur internet. Malgré cela, seules 250 réponses ont été reçues par la mairie, soit un pourcentage de retour de 0,6%. Cet échec patent de communication était cependant moins lié à l’intérêt réel des habitants qu’à la formulation des questions: ces mêmes habitants qui n’ont pas répondu, sachant que toute réponse autre que les scénarios proposés sont classés au final comme « sans opinions », ont depuis tentés de se mobiliser notamment pour s’opposer à ces choix imposés, à savoir notamment la création d’une rue circulante pour la rue des mariniers et la construction de tours dans leur quartier.
L’autre volet de cette concertation, les ateliers thématiques, a d’emblée été orienté vers 3 questions distinctes : l’aménagement public – voirie et espaces publics –, l’ilot des mariniers – les logements – et l’espace culturel – la chaufferie–. En segmentant le sujet du réaménagement de Broussais en 3 sujets indépendants , les différents acteurs , qu’ils soient riverains ou associations, ont globalement l’impression d’être écarté d’une réflexion globale sur le site. Or il est évidemment impératif de traiter ce projet dans sa globalité pour qu’il prenne un sens: des voiries ne tenant compte des logements qui ne tiennent eux mêmes pas en compte un espace culturel à proximité ne peuvent être cohérents.
La Chaufferie cœur d’un nouveau quartier
Au centre du projet, avec parfois même l’inconvénient d’occulter le reste de l’aménagement, se trouve l’ancienne chaufferie de l’hôpital Broussais. Accompagnée de sa haute cheminée, cette chaufferie se trouve actuellement dans un état de vétusté très avancée. Tant et si bien que la question de la simple démolition a d’abord été envisagée, afin de reconstruire un bâtiment moderne et plus fonctionnel, notamment sur le point de l’isolation phonique. A la demande d’associations locales, la mairie de Paris a revu son projet initial et a récemment entériné le fait de réhabiliter le bâtiment. Difficile de connaître le coût d’une telle réhabilitation, mais celui-ci semble peu éloigné d’une opération consistant à repartir de zéro après une démolition. La chaufferie présente néanmoins quelques intérêts, comme une hauteur sous plafond atteignant jusqu’à 11 mètres dans l’ancienne salle des chaudières et plus de 800m² développés sur plusieurs niveaux. Les schémas d’architectes présentés par la Ville font apparaître le site de la chaufferie comme ouvert sur la ville, avec notamment la démolition de l’actuel funérarium donnant sur la rue Didot. La question n’est cependant complètement tranchée. En revanche, la cheminée dont l’intérêt reste limité devrait rester : Repère urbain pour certain, simple verrue anachronique pour les autres.
Qu’un projet architectural aboutisse ne suffit pas pour faire émerger un nouveau lieu culturel. Le contenu de ce lieu reste pour l’heure mal défini et semble manquer de réelle ambition. Alors que les autres projets parisiens créés récemment, tel le « 104 » ( rue d’Aubervilliers, 19e) connaissent d’énormes difficultés tant d’un point de vie économique que d’un point de vue structurel, la ville de Paris orienterait le site de la Chaufferie vers les pratiques amateurs, où des financements par la Direction des Affaires Culturels semblent plus favorables. Amateurs mais pas trop, puisque cet espace culturel sera réservé aux « amateurs autonomes ». Le conservatoire du 14eme qui manque d’espace depuis des années pourra attendre. Au grand dam de nombreuses associations, tout autre projet ambitieux qui pourrait prétendre à une aura au-delà du quartier est également écarté.
Un quartier fait de tours et de barres
Comment penser l’urbanisme aujourd’hui, de façon responsable d’un point de vue social et environnemental : probablement pas avec des tours. Pourtant sur cette zone ayant une limite de construction en hauteur fixée à 31 m, la mairie a d’emblée annoncé la couleur: Les hauteurs pourront atteindre, par dérogation, 37 m, soit des immeubles jusqu’à 13 étages. Seul des scénarios d’implantation de ces tours ont été proposés aux riverains mais avec toujours les mêmes tours. D’un point de vue social, on sait l’aspect déshumanisant de ces grands ensembles, amplifié lorsqu’ils sont destinés à accueillir des populations avec plus de difficultés. D’un point de vue environnemental, ces tours se montrent tout aussi inaptes à être écologiques que peu respectueuses de la physionomie de notre arrondissement constitué globalement d’immeubles de 6 à 7 étages. Face aux bâtiments de la Croix Rouge, faits de briques et d’une hauteur très limitée, le contraste de ces constructions prend le risque de faire de cet Ilôt des Mariniers une cité repliée sur elle-même.
Les habitants, mécontents dès l’annonce de ces projets ont réagit vivement lors des ateliers de concertation. Plusieurs pétitions ont été initiées recueillant au total près de 1000 signatures. L’association Monts 14, connue dans l’arrondissement pour la défense du patrimoine architectural du 14e et la préservation de la qualité de vie, a ainsi lancé la plus importante de ces pétitions en recueillant d’ores et déjà plus de 700 signatures sur papier. Une nouvelle étape est lancée en lançant cette même pétition sur internet à l’adresse suivante : Pétition pour Broussais

L’observation des croquis 3D de la Mairie parle d’elle-même : d’un bâtiment phare, et cœur de quartier comme on aurait pu le souhaiter pour la Chaufferie, cet espace culturel se retrouve noyé dans une cité. La promiscuité avec les logements en interdiront un usage ambitieux notamment pour des raisons de nuisance sonore.
Un espace public a minima
Réclamé depuis des années, le tronçon surplombant la petite ceinture sera converti en promenade plantée. Sur cette dalle, la circulation ne sera ouverte qu’aux piétons et cycliste. Mais l’image idyllique s’arrête là. Au pied des tours, cette promenade restera en partie à l’ombre. Enfin elle sera traversée par la rue des mariniers qui sera ouverte à la circulation. Car au contraire de certaines rues importantes qui ont été jusqu’ici mis en impasse (Rue de la Tombe Issoire) ou interdites à la circulation, cette impasse jusqu’ici tranquille reliera la rue Didot à la rue Raymond Losserand.
Suite à cette concertation, le réaménagement de Broussais semble s’accélérer. Alors que jusqu’ici l’impression d’un dossier complexe et technique expliquait en partie la lenteur des études, le projet d’urbanisme avance désormais à grande vitesse… comme s’il fallait prendre de court les habitants qui n’ont pu apercevoir un projet dans sa globalité mais morceau par morceau.
Selon la procédure administrative, une enquête publique sera mise en place à partir dès le mois de janvier. A l’issu de cette procédure, le commissaire-enquêteur formulera un avis, favorable ou défavorable tenant compte de l’expression des habitants. C’est l’un des moyens pour eux de s’exprimer, et ceci aura d’autant plus de poids avec le succès des pétitions en cours.
07:31 Publié dans Culture, Démocratie Locale, Déplacements, Environnement, Logement, Social | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : reconversion hopital broussais, concertaion à paris, quartier du 14eme arrondissement, paris 14e
27.05.2009
Immobilier: la chute
Alors qu’un phénomène de baisse des prix se met en marche depuis seulement le mois de Septembre 2008, le plus gros réseau d’agence immobilière, la FNAIM, a annoncé une hausse surprise des prix pour le mois d’avril. Cette hausse de 3 %, même modérée, tenterait à elle seule à redynamiser un marché, en donnant une image d’un marché sinon à la hausse, tout du moins dans une forme de stabilisation. Pour Paris cette hausse viendrait effectivement annuler la baisse des prix constatée au premier trimestre.
Face à cette hausse, il convient cependant d’opposer des chiffres sûrs, issus de la chambre des notaires. Si les prix ne sont publiés de façon parcimonieuse avec des délais étrangement longs, le nombre total de transaction s’avère subir un plongeon sur le 1er trimestre. Pour le premier trimestre 2009, le nombre de ventes de logements dans le 14eme s'est élevé à 151, soit près de 70% de moins que la moyenne observée lors des 10 dernières années. Sur des quantités aussi faibles, toute notion de variation de prix est donc difficilement interprétable tant les différences entre chaque logement peut expliquer de forts écarts de prix. Si le marché de l’immobilier connait une véritable chute au niveau de ses ventes, acheteurs comme vendeurs montrent leur patience face aux soubresauts du marché. Malgré cela, de telles contractions des ventes ont jusqu’ici toujours conduit à une sévère correction des prix.
Après des années d’euphories dans l’immobilier, nombreux sont désormais les professionnels liés au secteur à souffrir de cette conjoncture plus que délicate. Au-delà de ces professionnels, la manne d’argent que procurait à la ville de Paris les droits de mutation (qui forment une grosse part de ce qui est couramment appelé les frais de notaires) s’effondre, aggravant plus encore la situation financière de la ville.
23:44 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : immobilier paris 14eme variation evolution prix
06.01.2009
Soldes sur l’immobilier

Malgré la chute du nombre de transactions ressentie dès le 1er trimestre 2008, on disait Paris épargnée par la baisse des prix de l’immobilier. Si effectivement les prix n’avaient jusqu’ici été que « stabilisés », enregistrant tout de même une variation à la hausse entre 2008 et 2007 de 5,2%, il semble bien désormais que le prix dans la capitale rejoignent ceux du reste du pays vers une forte correction.
Le réseau Century21 vient de publier son indicateur basé sur ses agences montrant pour la première fois une forte baisse sur Paris de 5,9% entre le 4eme et le 3eme trimestre 2008. Jusqu’ici le point haut avait été observé au terme du 1er semestre 2008, puis une quasi stabilité a été enregistrée à partir de l’été 2008, alors qu’une baisse nette des volumes et des prix avaient été enregistrées dans les reste de la France et notamment dans les autres grandes agglomérations.
Les chiffres réels, issus de la chambre des Notaires, ne sont pas encore publiés mais certains indicateurs montrent dans le 14eme arrondissement une stabilité jusqu’à Novembre 2008 avec un prix median de 6686 €/m².
Bien que la demande reste forte en terme de logement, plus personne ne semble prêt à acheter à un prix décorrélé d’une valeur réelle, estimant que son bien ne pourra que prendre de la valeur… rappelez vous, c’était encore la pensée majoritaire il y a 2 ans.
23:30 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : immobilier paris 14e, janvier 2009 baisse des prix paris
03.07.2008
Des tours dans le 14eme !
Bertrand Delanoe veut des tours dans Paris, les parisiens eux n’en veulent toujours pas. Malgré sa vision peu partagée, celui ci s’apprête néanmoins à lancer au niveau de la ville de Paris un long processus de communication pour faire aimer les tours aux parisiens. Après quelques concours d’architectes autour de sites plus ou moins virtuels déjà identifiés (6 sites actuellement en vue dont Masséna -13e-, porte de la Chapelle, Paris Expo -15e-, Batignolles … ), la figure se précise autour des tours que souhaiterait mettre en place le maire de Paris : finie la limite actuelle de hauteur à 37 m, mais une volonté d’augmenter cette limite à 50 m pour des immeubles de logements, soit des barres ou des tours de 17 à 18 étages ,et jusqu’à 200 m pour les immeubles de bureau.
Si rien encore n’est défini pour le 14eme arrondissement, et aucun site n’a été jusqu’ici identifié pour accueillir de tels projets, la Mairie de Paris engage des modifications de cette limite principalement pour les arrondissements périphériques comme le notre. En parallèle, l’APUR ( Atelier Parisien d’Urbanisme) a d’ores et déjà commencé les recherches de sites dans le 14e, principalement pour y implanter des immeubles de logements sociaux de grande hauteur. Le dernier conseil d’arrondissement (2/7/08) a ainsi été l’occasion d’une opposition assez nette entre partisans des tours et défenseurs du patrimoine et de la qualité de vie. L’opposition municipale menée par Marie-Claire Carrére-Gèe (UMP) a ainsi été rejointe par les Verts pour tenter d’amender les délibérations du Maire d’arrondissement, Pierre Castagnou, portant sur « l’évolution du paysage urbain parisien sur sa couronne » autrement dit la construction de tours dans des arrondissements comme le 14eme.
Après les erreurs urbanistiques dictées par la crise du logement d’après guerre, et plusieurs crises du logements plus tard, les mêmes recettes devraient être utilisées. A l’instar des années 60 où les tours étaient présentées de façon extrêmement positives sur les notions de confort (de l’eau et du gaz à tous les étages…), les tours promises sont elles vendues sur le thèmes du beau, de l’œuvre d’art avec, éventuellement une touche d’écologie. Depuis quelques temps d’ailleurs, le débat se décline sous forme d’images de synthèse parfois plus fantaisistes que futuristes dans de nombreux journaux pour vendre l’idée des tours de très grande hauteur. Le beau serait donc l’apanage du grand. Alors que les villes des pays émergents rivalisent pour gagner en verticalité, Paris veut rentrer dans la course, mais à son échelle malgré tout, soit 3 à 4 fois moins haut.
Pour des immeubles à vocation économique, ce n’est pas tant le concept de hauteur qui pose problème que l’intégration de ces bâtiments dans le tissu urbain. Le quartier d’affaire de la Défense montre qu’il est possible de concilier une amélioration de l’attractivité économique par la production de m² de bureau et paysage urbain en perpétuel renouvellement. Mais la tour Montparnasse illustre à elle seule ce problème d’intégration dans le paysage urbain parisien. Que l’on soit désormais majoritairement attaché à cette tour ne tient il pas du fait qu’elle soit unique ? Sur le ton de la boutade, le maire d’arrondissement du 14e affirme aimer tellement la tour Montparnasse qu’il serait favorable à ce qu’il y en ait une dizaine d’autres… Pourtant, Bertrand Delanoë fut il y a quelques années partisan pour raser cette tour ( voir article parisObs).
Pour les immeubles de logement, hormis le problème d'intégration dans le paysage urbain, les difficultés se multiplient : Un premier problème réside dans le fait que ces bâtiments chers à la construction se révèlent d’autant plus chers à l’entretien. Hormis des immeubles de grand standing, type Front de Seine, les tours se montrent donc peu adaptées au logement, et a fortiori au logement social. Les immeubles déjà présents dans l’ouest du 14eme arrondissement (Moulin de la Vierge, Rue Vercingétorix) montrent de façon amplifiée tous les problèmes d’entretien à travers les ravalements à répétition, les insatisfactions des habitants face au moindre problème d’ascenseur et aux types de gestion de ce genre de grand ensemble. Cela rejoint d’ailleurs le problème le plus criant et le plus trivial au vu de l’évolution des banlieues françaises où surdensité de population et sélection des classes les plus modestes ont conduit à l’état que l’on connait actuellement. On a montré que cela ne fonctionne pas , donc on continue et on amplifie puisque la volonté de construire en hauteur du Maire de Paris s’attacherait très majoritairement à répondre au souhait de vouloir remplir le puits sans fond qu’est la demande de logement social. On garde la verticalité, mais on remplit dans des directions opposées.
Le beau, qu’il est difficile de juger a priori, serait suffisant à lui seul pour répondre à ces problèmes. Le développement durable, fortement mis en avant, permettrait quant à lui de justifier ces constructions: combattre l’étalement urbain en augmentant la densité des villes – mais le 14e arrondissement affiche déjà une densité record de 24 000 habitants au km² -- et se rapprocher des exigences du grenelle de l’Environnement – s'en rapprocher seulement car les tours sont par définition les constructions les moins aptes à atteindre ces exigences--. Malgré toutes ces vertus, seuls les arrondissements périphériques comme le nôtre en serait gratifiés. Cependant la construction de tours n’est pas pour demain puisque nécessiterait la révision du Plan Local d’Urbanisme. Le plus gros chantier qui s’annonce pour le maire de Paris et pour ses édiles de chaque arrondissement est d’en faire accepter vaille que vaille l’idée aux parisiens: les grandes manœuvres de communication s’annoncent pour la rentrée avec « débat citoyens » autour d’experts, vraisemblablement la corporation des architectes et autres grands bâtisseurs, et in fine une consultation des citoyens qui pourrait aller du référendum local, demandé par l’opposition et par les verts, à une plus vraisemblable consultation des seuls conseils de quartiers. Mais à Paris quand la communication est en marche, les projets semblent entérinés.
23:40 Publié dans Environnement, Logement, Social | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : construction des tours à paris, immeubles de grandes hauteur à paris, opposition aux tours à paris
09.04.2008
Des surloyers pour la Sablière
Fin 2006, par le biais de jeux capitalistiques autour des logements sociaux, plusieurs immeubles du 14e ont changé de bailleur. L’argument alors brandi systématiquement aux locataires inquiets était une meilleure protection face à des ventes à la découpe potentielle. Ventes à la découpe pourtant impossibles pour des immeubles dont la propriété est celle de la ville de Paris avec un bail donné aux bailleurs sociaux jusqu'en 2029 pour certains. Exit donc la Sagi qui n’avait simplement pas les faveurs de la mairie, et toute puissance de la RIVP, de l’OPAC et accessoirement de « La Sablière », filiale immobilière de la SNCF. Pour ce dernier bailleur, nombreux sont les habitants de ces immeubles (146-148 Rue Raymond Losserand, 2/4 Square Auguste Renoir, 2 Passage de Gergovie ,11 Rue Pauly , 9/11 Square Auguste Renoir , 4/6 Square Andre Lichtenberger, 15 Rue des Suisses) qui dénoncent depuis une dégradation de leur immeuble et des prestations associées (gardiennage, entretien,…).
Plus récemment une nouvelle surprise s’est ajoutée à ces désagréments : rentrés dans des immeubles à loyer modéré (ILM), destinés à accueillir des personnes de classes moyennes aux revenus modestes, ceux-ci ont découverts que le statut de leur immeubles avait changé en HLM. Conséquence pour beaucoup, des surloyers importants leur sont désormais appliqués à partir du mois d’avril.
Catherine, habitante de l’un des ces immeubles nous écrit :
« C'est la panique dans notre immeuble comme ça doit l'être dans les autres rachetés également par la Ville de Paris pour en faire des HLM. De nombreux locataires ont reçu des avis de surloyers de plus de 320 € / mois, à payer en une seule fois en avril, ce qui leur fera environ 2000 € à payer en comprenant leur loyer mensuel . Mais surtout ces surloyers dits hypocritement de solidarité sont en fait pour les locataires des augmentations de loyers astronomiques !!! Il paraîtrait qu'en plus de nombreux loyers (de base) aient augmenté également pour les anciens locataires de la Sagi, pour correspondre au barème actuel. Pour ajouter à la panique générale, nous recevons un courrier nous demandant de signer un nouveau bail, alors que pour ma part je ne comprends pas puisque ça fait plus d'un an que nous sommes à ICF Sablière ; nous ignorons quelles seront les conséquences de la signature de ce nouveau contrat, alors que nous sommes pour beaucoup locataires depuis la construction de l'immeuble, soit presque 32 ans. »
23:47 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
31.01.2008
Bilan 2001-2008 : Le logement
C’est LE sujet important pour tous les candidats à la mairie de Paris. Les années Delanoë auront marqué de sombres années pour le logement parisien et pour les familles cherchant à se loger. Effet commun à toutes les grandes villes et à la montée de l'immobilier en général ? Oui, mais pas seulement. En quoi le 14e a évolué au cours des sept années écoulées ? Exode des familles vers la banlieue, augmentation continue du nombre de demandeurs de logement sociaux, raréfaction de l'offre locative, ghettoïsation des quartiers: rarement Paris n'avais été confrontée à de tels problèmes, et jamais les conséquences n'ont été aussi désastreuses pour notre ville.
Des créations sans constructions
Alors que chaque candidat à la mairie de Paris fait de la surenchère sur le nombre de logement sociaux à créer entre 2008 et 2014 (avec des chiffres allant jusqu’à 40000 logements) et que le maire sortant annonce avoir financé 30 000 logements durant la mandature qui s’achève, la notion de chiffre en devient presque abstraite. Les mots en revanche prennent tout leur sens. Financés, créés, construits : bien des notions différentes… Bien souvent en matière de logement social, et dans le dialecte parisien, « création » ne s’apparente que de très loin à « construction », mais est plus synonyme d’acquisition. A titre de comparaison avec ces chiffres, le 14e arrondissement est composé de 72000 logements, soit autant que l’ensemble des logements annoncés sur 2 mandatures…
Plus terre à terre, le 14eme arrondissement a vu au cours des 7 dernières années exactement 339 logements sociaux construits. En parallèle, 1471 logements, le plus souvent occupés, ont changé de bailleur. D’un bailleur privé, les locataires de ces logements sont passés à un bailleur social, OPAC,RIVP,SIEMP ou d’autres encore. La magie opérant ce changement de statut a un cependant un coût, répercuté sur les finances de la ville d’une part, et sur la capacité de ses SEM (sociétés d’économie mixte) à mobiliser des fonds pour des opérations de réelles constructions d’autres part. Car le marché parisien est le même pour tous, et la ville n’échappe pas à cette flambée des prix. Pour illustrer, on peut se pencher sur le rachat à la GECINA (rue Cabanis, 14e) d’un ensemble de 47 logements pour un montant de 20 millions d’euros. Résultat de l’opération: seuls 5 logements vacants fourniront un toit aux nombreux demandeurs de logements sociaux.
Avec 4584 demandeurs de logements sociaux, le 14e a vu une augmentation depuis le début de la mandature du nombre de demandeurs, à l’instar de Paris où le cap des 110 000 demandeurs est franchi alors qu’ils n’étaient que 90 000 sept ans plus tôt. Véritable tonneau des danaïdes, rien ne laisse présager que ce chiffre se stabilisera, combien même Paris atteindrait le quota de logements sociaux imposé par la loi SRU. D’ailleurs le 14e arrondissement dépassait déjà en 2001 cette proportion de 20% de logements sociaux et se trouve actuellement à 23,1% de son parc immobilier en logement social. Quota atteint? Selon son maire actuel, Pierre Castagnou, les "20% ne sont qu'un seuil et absolument pas un plafond". Qui plus est les critères de la loi SRU ne prennent pas en compte une partie du logement social, tel le logement intermédiaire ou encore celui en accession à la propriété. Conséquence pour l’arrondissement, les arbitrages ont été en défaveur de ces logements qui ont été largement réduits pour le premier et supprimés pour l’autre. Or ce type de logement correspond à celui des familles parisiennes, souvent issues des classes moyennes et qui n’ont d’autres solutions que franchir le périphérique pour s’y installer. A contrario, certains quartiers défavorisés du 14e , notamment au sud et à l'ouest de notre arrondissement, comptant déjà certains micro-quartier avec 90 % de logements sociaux, ont vu leur caractère social encore renforcé, allant dans le sens d’une ghettoïsation de ces quartiers, avec les problème associés.
En faisant l’acquisition de 1471 logements, donc en les prélevant sur un marché immobilier déjà exsangue d’environ 2000 logements par an (pour le seul 14e), la portée ne peut être neutre. Un prix du marché étant fixé par l’offre et la demande, un effet mécanique de cette politique conduit inéluctablement à faire monter les prix du marché de l’immobilier ancien. Il ne s’agit évidement pas d’un effet unique, puisque les autres villes françaises ont elles-aussi montré un flambée des prix de l’immobilier, mais d’un facteur aggravant expliquant en partie pourquoi la montée est plus importante à Paris, et pourquoi en 2008 alors que les autresvilles commencent à voir une érosion de ces prix, Paris continue de monter. Le graphique ci dessous montre l’évolution des prix dans le 14e arrondissement (€/m², Source: Chambre des Notaires) :

bilan des immeubles insalubres dans le 14e
Logement social dans le 14e , la situation
Logement social dans le 14e, au delà de 20%
Composition du logement dans le 14e
Logement social dans le 14, de plus en plus figé
00:30 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Bilan delanoe castagnou logement, bilan paris 14e, logement paris 14
10.01.2008
Operation Verité
Opération Vérité
Ainsi a-t-on appris que Mr Bolufer était logé pour un montant de 1200€ par mois dans un appartement de grand standing, propriété de la RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris). Ce logement n’est évidemment pas un logement social, mais fait partie d’une catégorie à loyer libre pour lequel aucun plafond de ressources n’est fixé. Occuper un tel logement en ayant par ailleurs une situation plus que confortable n’est donc évidemment pas illégale, mais simplement illégitime au regard de l’ensemble des parisiens pour qui le logement pose un problème aigüe. En revanche, dans le cas ou celui-ci aurait sous-loué son appartement les tribunaux pourraient être saisis. Si on peut que se satisfaire qu’une telle situation indigne ait éclatée, on peut s’interroger sur le dessous de ces révélations puisqu’il n’est pas fait mystère que la presse ait été informé par la société bailleur, la RIVP, dont le président est par ailleurs Pierre Castagnou, maire de notre 14eme arrondissement. En campagne pour des municipales, celui-ci annonce pour la fin du mois une « Opération Vérité » qui devrait révéler le cas de personnalités logeant dans des appartements issus des 315 logements de standing, tous à loyer libres, propriété de cette société dépendant de la ville de Paris.
Des cas plus ou moins génants
Certaines personnalités posant problèmes sont déjà identifiées sur Paris. La cas de Jean-Pierre Chevènement, occupant 2 logements sociaux, l’un à Paris, l’autre à Belfort a attiré effectivement l’attention des média. Le fait qu’aucun représentant de son parti, le MRC, ne soit sur les listes du fabiusien Pierre Castagnou peut être considéré finalement comme plutôt arrangeant. Mais au-delà de la seule RIVP, les autres bailleurs sociaux le plus souvent gérés par la mairie de Paris hébergent de nombreuses personnes dont on peut s’interroger sur la priorité vis-à-vis des 109 000 demandeurs de logements sociaux. Ainsi un rapport de la ville de Paris publié en 2007 faisait état de 224 élus ou collaborateurs d’élus logeant dans de tels logements, faisant de cette catégorie particulière de la population une catégorie statistiquement plus souvent logée par les bailleurs sociaux que le reste des parisiens. Pourtant les émoluments des élus parisiens, maires d’arrondissement ou conseillers de Paris, semblent écarter cette population de ce type de besoin. Mais qu’à cela ne tienne puisque le maire d’un autre arrondissement est ainsi logé dans le 14e. Pour les habitants du 14e, considérons cela comme flatteur qu’il préfère venir dans notre arrondissement plutôt que de loger dans celui qu’il administre… Nous pourrons ensuite compter dans le 14e ici ou là des artistes compris de quelques sphères étroites, le secrétaire général d’un grand syndicat, quelques élus ayant trouvé logement –rapidement– entre 2001 et 2002 (date où fut créé les commissions d’attribution des logements sensées mieux contrôler ces dérives mais dont le dernier ressort revient finalement au maire). Mais une liste exhaustive s’avère d’ores et déjà fastidieuse.Révélations
Certes, que des abus comme le cas de Mr Bolufer soient stoppés semble nécessaire. Certes un meilleur contrôle est souhaitable. Mais alors que de l’aveu même de l’adjoint au logement de la Ville de Paris, Jean Yves Mano, près de 15% des logements sociaux sont occupés de façon illégitime – des occupants avec des revenus très supérieurs à ceux pour lesquels les logements sont destinés, des logements de grande surface en parfaite inadéquation avec la composition familiale, des occupants par ailleurs propriétaires d’un logement, etc. – comment réaliser une opération vérité ? Les révélations faites dans un contexte pré-electoral ne peuvent pas passer autrement que comme grossières manœuvres. Comment choisir les personnalités à soumettre à la vindicte médiatique ? Et faut il occulter de la sorte les dysfonctionnements du logement parisien?
00:15 Publié dans Démocratie Locale, Logement | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Pierre castagnou, logements rivp paris 14eme
24.11.2007
Prise de hauteur boulevard Jourdan
Dans le cadre d’un vaste chantier touchant le centre Bus RATP situé boulevard Jourdan, de nouvelles constructions vont être réalisées afin de produire des logements sociaux, principalement destinés aux personnels des Transports, ainsi que des logements étudiants. L’ opération immobilière consistera dans une première phase à supprimer une partie de bâtiments techniques et de réaliser plusieurs immeubles donnant sur les Rue de la Tombe Issoire ainsi que Boulevard Jourdan. Après un concours d’architecte que nous avions présenté au mois de juin, 2 projets ont été retenus :
Pour le boulevard Jourdan, une première équipe menée par Nasrine Seraji
Pour le projet rue de la Tombe Issoire, une deuxième équipe menée par Eric Lapierre
Suite à première réunion de présentation des projets, la mairie du 14e organise une réunion afin de présenter les projets retenus. La réalisation de 520 nouveaux logements n’est effectivement pas sans effets sur l’environnement proche, d’autant plus que le projet retenu au niveau du Boulevard Jourdan dépassait dans sa première mouture les règles de construction définies par le Plan Local d’Urbanisme, et notamment en terme de hauteur. Les constructions visent théoriquement des immeubles de 9 à 10 étages, or la présentation faite initialement (peu de temps avant que les lauréats soient désignés, rendant improbable une refonte du projet) faisait état d’un immeuble de 12 étages, allant au-delà de la limite en hauteur de 31 m en vigueur pour toute nouvelle construction dans le 14e arrondissement et dans les autres arrondissements périphériques. De nombreux riverains ont d’ores et déjà manifestés leurs inquiétudes à ce sujet.
Quelques jours après que Bertrand Delanoë ait présenté 11 projets de tours à Paris, et bien qu'on en soit encore loin ( 35 métres comparés à 210 métres) le sujet vaut bien une réunion.
Celle ci aura lieu : Lundi 26 Novembre 2007 à 19h30 à la mairie du 14 ème- Salle des mariages
Les projets retenus :


à voir :
Le site d'un habitant du quartier mobilisé sur le sujet.
Notre article de juin sur la restructuration du centre Bus RATP
Images : Fabrice C
20:00 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paris 14, paris 14e, paris 14eme, construction logements à paris, 14eme arrondissement, logis transport
18.10.2007
Immeubles insalubres dans le 14e
1036 immeubles insalubres avaient été répertoriés en 2002 à Paris. Le sujet avait été porté sous les projecteurs après les incendies meurtriers de l’été 2005. Il faut en effet se souvenir des tristes décomptes macabres qui avaient entachés la ville de Paris sur la gestion de l’insalubrité de certains logements. Dans la ville aux 100 000 immeubles, beaucoup s’étaient alors étonnés que selon les propres décomptes de la ville seuls 19 immeubles avaient été ou étaient en cours de réhabilitation, et ce plus de 4 ans après l’élection de Bertrand Delanoë à l’Hôtel de Ville.

Car en parallèle, une promesse du maire actuel de Paris avait été en 2001 de lancer un vaste plan de résorption de l’habitat insalubre sur la mandature. Celle-ci était alors prévue pour durer 6 ans, mais heureuse coïncidence de calendriers électoraux, cette mandature s’est transformée en septennat. Du coup à son terme prévu, bien peu avait été fait. Cependant un coup d’accélérateur semble avoir été donné.
Lors du recensement de ces immeubles insalubres, 7 ont été répertoriés dans le 14e arrondissement. Nous avions déjà abordé ce sujet en visitant et commentant ces 7 cas particuliers dont un seul alors avait été l’objet de réhabilitation. Or, depuis quelques mois, plusieurs chantiers ont démarré, certains sont même désormais achevés. Dans le cas du quatorzième arrondissement, la société d’économie mixte en charge pour Paris de la réhabilitation de ces immeubles ( La SIEMP) n’est jamais intervenue, mais les réhabilitations ont pu être obtenues des propriétaires fonciers.
Ainsi, outre l’immeuble du 82 rue Hallé réhabilité avant 2005, un autre immeuble (rue Maurice Ripoche) a été réhabilité cette année.
Rue de Plaisance, un immeuble est en cours de réhabilitation.
Enfin, Rue Cels un ravalement de façade est effectué sur un immeuble insalubre mais sans qu'aucune modification soit apporté sur l'intérieur, actuellement calamiteux,
Verre à moitié vide ou à moitié plein… mais encore bien loin de la promesse d’un publicitaire en mars 2000 (il ya actuellement 109 000 demandeurs de logement sociaux) : "Dans la ville aux 1.200 immeubles insalubres, où 3.000 enfants sont menacés de saturnisme, où 70.000 familles sont en attente d'un logement social, nous serons les bâtisseurs d'harmonie urbaine par la justice sociale" Bertrand Delanoë
Photo : un immeuble insalubre du 14e , Rue Lalande , Octobre 2007
A savoir :
Paris compte environ 100 900 immeubles.
A voir :
sur www.parisXIV.com, les articles de 2005 sur les logements insalubres dans le 14e ici , là ou encore là
07:00 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : immeubles insalubres à paris, bilan logement paris
27.06.2007
Gros travaux pour la restructuration du centre Bus RATP
Dans le cadre d’un réaménagement de ses dépôts de bus, la RATP va engager une restructuration de son imposant centre-Bus de Montrouge situé entre la rue du Père Corentin, la rue de la Tombe Issoire et le boulevard Jourdan.

Le centre bus actuellement vu depuis le bld Jourdan (photo F.Cathier) et depuis la Rue de la Tombe Issoire
L’opération qui devrait s’étaler entre 2009 et 2012 pour les différentes phases du projet consistera à tirer profit du foncier occupé actuellement par des bâtiments techniques. La société Logis-transport, filiale à 88% de la RATP mais également de la RIVP (devinez qui préside cette société…) prévoit la construction de 520 logements dont 320 logements étudiants. Les 170 autres logements seront destinés au secteur social et au secteur libre. La mission initiale de Logis-Transports est de loger les agents de la RATP, qui représentent à ce jour 48% de ses locataires et possède aujourd’hui 5000 logements.
Cette vaste opération immobilière entend supprimer les actuels hangars de la ratp tout en en conservant une partie, plus centrale et sans façade sur rue. Viendront en remplacement des bâtiments actuels de nouveaux immeubles de 9 à 10 étages. Des concours d’architectes ont été lancés et une présélection de 10 architectes a d’ores et déjà été réalisée pour la première phase visant à construire au niveau du boulevard Jourdan et rue de la Tombe Issoire: 5 pour chacun de ces 2 projets, obérant peut être ainsi une cohérence architecturale puisque les 2 projets seront totalment indépendants. Pour la 2ieme phase, dont le terme est 2012, visant la construction des logements Rue du père Corentin pour la promotion immobilière aucune idée n’est encore donnée.
Une présentation des différent projets a été faite à destination des riverains. Les avis recueillis pourront être pris en compte par le jury en charge de désigner les lauréats, mais seuls sont réellement décideurs la Ville de Paris, la RATP et le STIF ( Syndicat des Transports d’Ile de France). Les projets du boulevard Jourdan et de la Tombe Issoire devront chacun disposer de leur lauréat fin juin. (c’est à dire maintenant)
Fabrice C. habitant du secteur porte d'Orléans assistait aux journées de présentation. L'ensemble des projets est visible sur le site qu'il a créé à cet égard.
Si certains projets font preuve d'audace architecturale, d'autres semblent être des projections de 1970 sur ce que devait être la ville en 2000... à voir également comment s'intégreront ces immeubles utilisant la hauteur maximum de construction (31 m) dans notre contexte urbain.


07:00 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : programme immobilier, construction de logement, centre RATP
Pour une révision du projet de reconversion de Broussais, disons NON aux tours 

