11.05.2010

Broussais: La Chaufferie sans débats

La reconversion de l’hôpital Broussais en un quartier à part entière du 14e arrondissement est un sujet phare pour la municipalité parisienne. Face à l’ampleur du projet – 5 hectares à réhabiliter --, une forte implication des habitants et des associations s’est mise en place. Mais derrière le vernis de concertation clamée par la mairie du 14eme, le constat est plus rude sur le fonctionnement de la démocratie locale et risque d’être décevant pour les habitants.

Les demandes des habitants ignorées

Parmi les instances de démocraties locales figurent les conseils de quartier qui pour certains fournissent un travail conséquent afin de représenter au mieux les habitants, et d’œuvrer pour la mise en valeur du quartier. Dans cet esprit, le conseil de Quartier Didot Porte Vanves, où est situé le site de Broussais, a voté à l’unanimité en décembre un vœu destiné à être présenté en conseil d’arrondissement. Ne pouvant que constater au terme d’une concertation éclair l’absence de cohérence de l'aménagement, dont les différentes parties ont été gérées de manière très cloisonnée, le Conseil de Quartier demandait notamment que soit mis en place au plus vite un comité de pilotage de l'aménagement, associant les représentants des habitants et des associations aux élus et aux professionnels concernés, afin de définir précisément un cahier des charges global de l'aménagement. Après la tentative de dissuasion du maire adressée au président de ce conseil de quartier, le vœu fut cependant voté, et repoussé, par les élus du 14e. Socialistes et communistes ont voté contre cette demande des habitants. Seuls les élus UMP auront soutenus le conseil de quartier dans sa démarche.

22 mars 2010 : «  il ne s’agit pas d’être dans l’urgence »

Lors du précédent conseil d’arrondissement, les principes généraux de la reconversion du site était abordée. Les élus du 14eme ont notamment pu faire le point sur les phases d’écoute de la population face à ce projet, segmenté de façons très distinctes entre la voirie, les logements et l’espace culturel qui devrait prendre place au sein de la chaufferie de l’ancien hôpital. Face aux inquiétudes des riverains, les réponses apportées sur la voirie seront restées encore floues, reportant les décisions à plus tard. La mairie a en revanche communiqué sur la prise en compte des remarques concernant la hauteur des immeubles à construire. Cette hauteur était alors fixée à 37 m sur les premiers plans d’architectes, alors que la hauteur maximum autorisée jusqu’ici était de 31 m. Fruit d’une concertation ou simple conformité avec les règles d’urbanisme établies, cette hauteur maximum a été ramenée à 31 m, soit des immeubles jusqu’à 11 étages … bref des tours un peu moins hautes.

Enfin le projet culturel dont la définition très vague de « centre pour amateur autonome » reste encore relativement indéfinie doit pour sa part être affiné. Selon le maire d’arrondissement du 14e, la période de discussion s’ouvre : « il ne s’agit pas d’être dans l’urgence, puisque la livraison est prévue pour 2013 … »

03 mai 2010, le projet reste inconnu mais il est chiffré : 3 690 222 €

Dans l'espoir de discussions, nombre d’associations se mobilise une fois de plus pour porter des projets et entamer une réflexion avec la mairie. Mais, alors que les sujets de conseils d’arrondissement nécessitent une préparation de plusieurs mois, tous auront la surprise de voir entériner une délibération qui devra sceller le sort de l’équipement culturel, la Chaufferie. Pris de court, les acteurs –associations, collectifs, riverains – n’auront pu au préalable avoir la moindre réunion avec la mairie malgré leurs demandes répétées. Sans aucune concertation, le schéma d’aménagement semble décidé et mettre à mal tous les espoirs d’un site culturel de taille pour ce quartier en déficit de lieu de ce genre : la chaufferie sera coupée en petites salles, ne permettant pour la plus grande d’accueillir au maximum que 80 à 100 personnes, alors qu’une taille minimum de 250 personnes est généralement nécessaire pour équilibrer les budgets de représentations. Ainsi , au travers de nombreux détails, le projet architectural est défini alors même que le programme culturel reste vague. Les associations restent furieuses malgré l'hypothétique carotte que semble leur promettre la mairie au travers d’une Délégation de Service Public pour gérer ultérieurement le centre culturel. Une même rengaine est cependant toujours ânonnée : le projet n’est pas connu,... mais il devient urgent de le finaliser. Pourtant le coût de l’étude architecturale pour ce projet est pour sa part connu à l’euro prés, soit 3 690 222 €…

Face à l’exécutif municipal, l’opposition menée par Marie-Claire Carrère-Gée a manifesté son indignation face aux techniques employées : alors que ni débat sur le projet architectural, ni le moindre éclairement sur le contenu culturel et pas plus qu’un calendrier de réalisation non été apportés sur la place publique, la délibération du 3 mai fixait malgré tout le seul et dernier vote sur l’équipement culturel.

 

De la concertation dont se prévalait ce projet, l’élaboration du projet n’en aura pas même les plus simples rudiments de démocratie. D’un potentiel lieu phare pour la culture dans le 14eme, seules quelques salles de répétition en sortiront. Associations et riverains n’auront été en rien écoutés. En signe de protestation, élus UMP et Verts auront préféré quitter la salle.

11.04.2010

Marielle de Sarnez démissionne de son mandat dans le 14e

Marielle de Sarnez, élue du 14eme arrondissement depuis 2001 et siégeant au conseil de Paris en tant que l’unique représentant du Modem a décidé Vendredi de démissionner de son mandat municipal. La vice présidente du Modem a officiellement pris cette décision pour des raisons de cumul de mandat puisqu’elle occupe depuis 1999 le siège de député européen. Cette démission intervient quelques semaines après la quasi-disparition du Modem qui n’a réalisé que 4.58% dans le 14eme arrondissement (contre 3.98% en Ile-de-France).

Dans les faits, l’eurodéputée n’était que peu présente aux conseils d’arrondissement, et n’a durant ses deux mandats que rarement pris la parole au conseil de Paris. Depuis 2008, elle est secondée dans le 14e par Jean-François Martins, 28 ans, ancien président de syndicat étudiant et récemment nommé directeur de communication du Modem. Celui-ci devient par conséquent conseiller de Paris.

Hervé de la Moissonnière, 4eme sur la liste lors des municipales, sera probablement le nouveau conseiller d’arrondissement représentant du modem qui compte 2 élus dans le XIVe.

22.03.2010

Résultats des régionales 2010 - 14e arrondissement

Taux de participation 54,74 %

 

Valérie Pécresse 37,23%

Jean-Paul Huchon 62,77%

 

15.03.2010

Résultats 1er tour des régionales 2010

Resultats du 1er tour des élections régionales Paris 14e

 

Inscrits Votants Blancs et nuls
78823 40536 673



Abstention 49%
Exprimés 50.6%



Liste Nombre de voix % de suffrages exprimés
UMP - Valérie PECRESSE 9809 24,61
LUTTE OUVRIERE - MERCIER 196 0,49
FN - Marie-Christine ARNAUTU 2274 5,70
EUROPE ECOLOGIE - Cécile DUFLOT 8294 20,81
MODEM - Alain DOLIUM 1826 4,58
ALLIANCE ECOLOGISTE INDEPENDANTE - GOVERNATORI 441 1,11
Front de Gauche - Pierre LAURENT 2459 6,17
LISTE CHRETIENNE - Axel de BOER 319 0,80
PS - Jean-Paul HUCHON 12010 30,13
DLR -Nicolas DUPONT-AIGNAN 1243 3,12
EMERGENCE - Almamy KANOUTE 96 0,24
NPA - Olivier BESANCENOT 896 2,25

30.01.2010

Plébiscite pour la réouverture de la rue H. Vincent

La Porte d’Orléans est depuis plusieurs années un goulet d’étranglement pour le trafic automobile. Les travaux du prolongement de la ligne 4 n’arrangent bien évidemment pas cet état de fait. Alors que les perspectives de transformation de l’avenue du Général Leclerc s’éloignent, du fait notamment d’un budget de la ville limité, le retour à la raison semble nécessaire sur certaines initiatives contreproductives prises il y a quelques années.

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La rue Hyacinthe Vincent, ancienne bretelle de sortie de l’A6 est depuis 2002 réservée aux seuls bus et taxis. Cette rue longe le jardin de la Cité universitaire et permettait de desservir le boulevard Jourdan et la Rue de la Tombe Issoire. La fermeture de cette bretelle fut décidée pour éviter de créer des flux de circulation notamment rue de la Tombe Issoire, qui était l’objectif principal de l’élue alors en charge de la circulation. Mais non seulement le traffic a évidement été reporté plus loin, mais il se transforme en congestion inéluctable au niveau de la porte d’Orléans, axe principal d’entrée dans l’arrondissement et plus largement de tout le sud de capitale.


Au travers du conseil de quartier de la porte d’Orléans, les riverains se sont mobilisés pour rouvrir le débat sur l’utilisation de cette bretelle pour tous, comme cela fut le cas avant 2002. En revanche, la traversée du boulevard Jourdan pour pouvoir utiliser la rue de la Tombe Issoire resterait interdit, cette rue étant devenue en sens interdit (et voie de bus). Un questionnaire fut largement distribué aux riverains des rues desservies immédiatement par cette bretelle de sortie jusqu’au riverains de la porte de Châtillon. 548 réponses ont été recueillies sur un total de 2 156 questionnaires distribués, soit un taux de réponse très honorable pour une enquête locale. (loin des 0,6% de réponses pour le réaménagement de Broussais du « questionnaire » organisé par la mairie)

Dans cette enquête, 84% des personnes se déclarent en faveur de la réouverture de cette brettelle, et pour 65 % des personnes, cela doit être pour tous les véhicules. Les avis pour la réouverture sont fortement majoritaires dans les riverains qu’ils soient possesseurs ou non de véhicules. Leçon de pragmatisme … Ils restent à être entendus !

25.11.2009

Reconversion de Broussais: un quartier malmené

La fermeture de l’hôpital Broussais laisse des possibilités foncières exceptionnelles au sein du quatorzième entre les rue Didot et Raymond Losserand. Plus de 5 hectares sont ainsi dégagés donnant l’opportunité de redonner vie à tout un quartier. L’AP HP, propriétaire de ces biens, a d’ores et déjà engagé depuis plusieurs années la vente de la plupart des bâtiments, souhaitant seulement en conserver quelques uns pour y loger son propre personnel. Les plus importants de ces bâtiments, les bâtiments Sicard et Sergent, ont notamment vu en 2005 l’installation du siège de la Croix Rouge Française. Afin d’achever la conversion du site, les surfaces comprises entre la rue Didot, l’ancien parking et la rue des Mariniers devront être réaménagées afin de construire logements et espace culturel.

 

Concertation annoncée, déceptions à l’arrivée

Au début de l’été, la Ville a annoncée le lancement d’une concertation afin d’impliquer les habitants et les associations pour la définition du réaménagement. D’ailleurs, bien avant que la Ville ne s’intéresse au site de Broussais, certaines associations avaient lancé déjà très loin la réflexion sur le devenir du site, avec notamment comme élément phare l’aspect culturel sur le site des anciennes chaudières de l’Hopital, dit la Chaufferie. Le lancement de concertation a eu lieu en grande pompe le 7 juillet avec le maire du 14e, mais montrant rapidement les inquiétudes des riverains sur le déroulement de cette concertation comme sur les objectifs de la mairie. Pour parfaire l’image d’une concertation, un questionnaire fut distribué et des ateliers thématiques associant habitants et associations furent créés.

Le questionnaire, imprimé sur papier glacé, a ainsi été distribué à 42 000 exemplaires dans les boites aux lettres et mis à disposition sur internet. Malgré cela, seules 250 réponses ont été reçues par la mairie, soit un pourcentage de retour de 0,6%. Cet échec patent de communication était cependant moins lié à l’intérêt réel des habitants qu’à la formulation des questions: ces mêmes habitants qui n’ont pas répondu, sachant que toute réponse autre que les scénarios proposés sont classés au final comme « sans opinions », ont depuis tentés de se mobiliser notamment pour s’opposer à ces choix imposés, à savoir notamment la création d’une rue circulante pour la rue des mariniers et la construction de tours dans leur quartier.

L’autre volet de cette concertation, les ateliers thématiques, a d’emblée été orienté vers 3 questions distinctes : l’aménagement public – voirie et espaces publics –, l’ilot des mariniers – les logements – et l’espace culturel – la chaufferie–. En segmentant le sujet du réaménagement de Broussais en 3 sujets indépendants , les différents acteurs , qu’ils soient riverains ou associations, ont globalement l’impression d’être écarté d’une réflexion globale sur le site. Or il est évidemment impératif de traiter ce projet dans sa globalité pour qu’il prenne un sens: des voiries ne tenant compte des logements qui ne tiennent eux mêmes pas en compte un espace culturel à proximité ne peuvent être cohérents.

 

La Chaufferie cœur d’un nouveau quartier

Au centre du projet, avec parfois même l’inconvénient d’occulter le reste de l’aménagement, se trouve l’ancienne chaufferie de l’hôpital Broussais. Accompagnée de sa haute cheminée, cette chaufferie se trouve actuellement dans un état de vétusté très avancée. Tant et si bien que la question de la simple démolition a d’abord été envisagée, afin de reconstruire un bâtiment moderne et plus fonctionnel, notamment sur le point de l’isolation phonique. A la demande d’associations locales, la mairie de Paris a revu son projet initial et a récemment entériné le fait de réhabiliter le bâtiment. Difficile de connaître le coût d’une telle réhabilitation, mais celui-ci semble peu éloigné d’une opération consistant à repartir de zéro après une démolition. La chaufferie présente néanmoins quelques intérêts, comme une hauteur sous plafond atteignant jusqu’à 11 mètres dans l’ancienne salle des chaudières et plus de 800m² développés sur plusieurs niveaux. Les schémas d’architectes présentés par la Ville font apparaître le site de la chaufferie comme ouvert sur la ville, avec notamment la démolition de l’actuel funérarium donnant sur la rue Didot. La question n’est cependant complètement tranchée. En revanche, la cheminée dont l’intérêt reste limité devrait rester : Repère urbain pour certain, simple verrue anachronique pour les autres.

Qu’un projet architectural aboutisse ne suffit pas pour faire émerger un nouveau lieu culturel. Le contenu de ce lieu reste pour l’heure mal défini et semble manquer de réelle ambition. Alors que les autres projets parisiens créés récemment, tel le « 104 » ( rue d’Aubervilliers, 19e) connaissent d’énormes difficultés tant d’un point de vie économique que d’un point de vue structurel, la ville de Paris orienterait le site de la Chaufferie vers les pratiques amateurs, où des financements par la Direction des Affaires Culturels semblent plus favorables. Amateurs mais pas trop, puisque cet espace culturel sera réservé aux « amateurs autonomes ». Le conservatoire du 14eme qui manque d’espace depuis des années pourra attendre. Au grand dam de nombreuses associations, tout autre projet ambitieux qui pourrait prétendre à une aura au-delà du quartier est également écarté.

 

Un quartier fait de tours et de barres

Comment penser l’urbanisme aujourd’hui, de façon responsable d’un point de vue social et environnemental : probablement pas avec des tours. Pourtant sur cette zone ayant une limite de construction en hauteur fixée à 31 m, la mairie a d’emblée annoncé la couleur: Les hauteurs pourront atteindre, par dérogation, 37 m, soit des immeubles jusqu’à 13 étages. Seul des scénarios d’implantation de ces tours ont été proposés aux riverains mais avec toujours les mêmes tours. D’un point de vue social, on sait l’aspect déshumanisant de ces grands ensembles, amplifié lorsqu’ils sont destinés à accueillir des populations avec plus de difficultés. D’un point de vue environnemental, ces tours se montrent tout aussi inaptes à être écologiques que peu respectueuses de la physionomie de notre arrondissement constitué globalement d’immeubles de 6 à 7 étages. Face aux bâtiments de la Croix Rouge, faits de briques et d’une hauteur très limitée, le contraste de ces constructions prend le risque de faire de cet Ilôt des Mariniers une cité repliée sur elle-même.

Les habitants, mécontents dès l’annonce de ces projets ont réagit vivement lors des ateliers de concertation. Plusieurs pétitions ont été initiées recueillant au total près de 1000 signatures. L’association Monts 14, connue dans l’arrondissement pour la défense du patrimoine architectural du 14e et la préservation de la qualité de vie, a ainsi lancé la plus importante de ces pétitions en recueillant d’ores et déjà plus de 700 signatures sur papier. Une nouvelle étape est lancée en lançant cette même pétition sur internet à l’adresse suivante : Pétition pour Broussais

 

 

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L’observation des croquis 3D de la Mairie parle d’elle-même : d’un bâtiment phare, et cœur de quartier comme on aurait pu le souhaiter pour la Chaufferie, cet espace culturel se retrouve noyé dans une cité. La promiscuité avec les logements en interdiront un usage ambitieux notamment pour des raisons de nuisance sonore.

 

Un espace public a minima

Réclamé depuis des années, le tronçon surplombant la petite ceinture sera converti en promenade plantée. Sur cette dalle, la circulation ne sera ouverte qu’aux piétons et cycliste. Mais l’image idyllique s’arrête là. Au pied des tours, cette promenade restera en partie à l’ombre. Enfin elle sera traversée par la rue des mariniers qui sera ouverte à la circulation. Car au contraire de certaines rues importantes qui ont été jusqu’ici mis en impasse (Rue de la Tombe Issoire) ou interdites à la circulation, cette impasse jusqu’ici tranquille reliera la rue Didot à la rue Raymond Losserand.

 

 

Suite à cette concertation, le réaménagement de Broussais semble s’accélérer. Alors que jusqu’ici l’impression d’un dossier complexe et technique expliquait en partie la lenteur des études, le projet d’urbanisme avance désormais à grande vitesse… comme s’il fallait prendre de court les habitants qui n’ont pu apercevoir un projet dans sa globalité mais morceau par morceau.

Selon la procédure administrative, une enquête publique sera mise en place à partir dès le mois de janvier. A l’issu de cette procédure, le commissaire-enquêteur formulera un avis, favorable ou défavorable tenant compte de l’expression des habitants. C’est l’un des moyens pour eux de s’exprimer, et ceci aura d’autant plus de poids avec le succès des pétitions en cours.

 

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29.07.2009

Redécoupage des circonscriptions legislatives


Avec une population stable depuis 20 ans (2,18 millions d’habitants en 2006), le poids de Paris dans la population française n’a cessé de diminuer.
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Le redécoupage des circonscriptions législatives est donc devenu nécessaire comme dans de nombreux départements, ayant vu leur poids démographique fortement évolué. Ainsi, une nouvelle carte des circonscriptions législatives a été présentée Mercredi en Conseil des Ministres, avant sa ratification au parlement cet automne. Paris perdrait donc 3 sièges de députés, portant à 18 le nombre de ces circonscriptions. Comme tous les arrondissements, le 14e serait remanié pour prendre en compte les modifications de population. Découpé entre les 10eme et 11eme circonscriptions, ces dernières seraient modifiées pour augmenter leur nombre d’habitants qui sont aujourd’hui respectivemnt de 109 000 et 99 000 habitants, alors que la répartition sur le territoire national impose globalement un siège de député par tranche de 125000 habitants.

Ainsi, la 11e circonscription inclurait désormais une partie du 6eme arrondissement et les quartiers de Montparnasse mais n’engloberait plus les quartier de Plaisance et une partie de Porte d’Orléans. Quant à la 10eme circonscription, elle s’étendrait notamment sur le sud de l’arrondissement en absorbant ces quartiers.

La 11e circonscription passerait ainsi à une population de 113 700 habitants alors que celle de la 10e serait désormais de 112 000 habitants.

Globalement neutre d’un point de vue politique, ce redécoupage pourrait toutefois aboutir sur Paris à 2 circonscriptions de moins pour la droite et une de moins pour la gauche.

 

14.10.2008

Retrait temporaire pour Pierre castagnou

C’est une séance de conseil d’arrondissement peu commune qui avait lieu lundi soir en la mairie du 14eme. Une foule importante , constituée des locataires des immeubles transférés par la mairie d’un bailleur social à un autre en 2006* était en effet venue suivre ce conseil où devait être évoqué leur sort.

En préambule, Mr Castagnou , maire du 14eme arrondissement, a tenu à évoquer longuement ses problèmes de santé, annonçant pour quelques temps un retrait de la scène publique, mais affirmant la volonté de tenir les affaires au moins par téléphone et en donnant les directives à son équipe municipale. Sa convalescence nécessitera donc ce recul mais n’entame pas sa détermination. Souhaitons donc lui un prompt rétablissement.

A la nervosité ambiante, se sont ajoutés d’autres facteurs qui ont fait disparaitre toute sérénité à ce conseil, notamment lorsque le maire a annoncé qu’il se retirerait en milieu de séance avant l’examen du sujet préoccupant un public nombreux s’étant déplacé. La séance a du être interrompue face aux protestations du public, qui requerrait l’examen du dossier par Mr le maire lui-même. Après délibération le conseil pu reprendre sur ce dossier mais en l'absence de Pierre Castagnou, sous la présidence de Olivia Polski tel que déterminé par le protocole. La séance a été par la suite émaillée de nombreuses interventions du public, applaudissements lors des prises de paroles de l’opposition et haussements d’épaules de la majorité. Cette dernière séance pour un laps de temps encore non déterminé aura été particulièrement difficile et tendue.


* Le sujet sera abordé sur le fond dans une prochaine note

08.10.2008

Preuve par l'absurde


Rompant avec une position campée depuis plusieurs mois, la mairie de Paris a annoncé depuis peu par l’intermédiaire de son adjoint à la vie Scolaire, Pascal Cherki, par ailleurs élu du 14eme, qu’elle appliquerait la loi concernant le service minimum d’accueil en cas de grève.

L’occasion était donnée hier, mardi 7 octobre, de faire cette première démonstration dans les établissements scolaires de la capitale ayant un taux annoncé de gréviste supérieur à 25% des effectifs enseignants. Pour le 14eme, seules 3 écoles de l’est de l’arrondissement  3 et 12 rue d’Alésia ainsi que 13 avenue de la Sibelle— devaient être affectées par une grève portant sur une "journée mondiale sur le travail décent".

Mais face à l’instauration à reculons de cette nouvelle mesure pourtant plébiscitée par les parents d’élèves, des difficultés que ne rencontrent pas de nombreuses villes sont apparues. Ainsi , alors que 100% des enseignants s’étaient préalablement déclarés en grève obligeant l’emploi d’un personnel pour garantir l’accueil, les enseignants ont finalement assumer leur travail rendant inutile ce personnel temporaire. Un CQFD pour notre adjoint à la vie scolaire bataillant contre ce système de service minimum d’accueil, arguant qu’il ne peut être installé à Paris. Quoi qu’il en soit, même si Paris se montre bien différentes des autres villes où l'instauration de ce service s'effectue sans heurts, les élèves ont tous été accueillis.

10.06.2008

Démocratie locale : place aux anciens

Mis en place en 2002, les six conseils de quartier du 14e sont arrivés à l’échéance de leur 2eme mandat. Ces conseils dont l’objectif est de rapprocher la population des décisions prises au niveau de la ville, mais aussi de l’impliquer plus fortement dans la vie des quartiers sont l’objet d’une attention particulière pour tous les acteurs de la vie citoyenne.

Avec un mandat théorique de 3 ans, les conseils de quartier doivent être donc renouvelés pour la troisième fois, la municipalité ayant dérogé en 2007 en rallongeant la durée des conseils de quartier pour la faire coïncider avec les échéances électorales. Toutefois le principe de fonctionnement de ces conseils a été modifié afin, notamment, de faire apparaître un collège « ressource » constitué d’au moins acteurs socio-économiques mais surtout d’anciens conseillers de quartiers. Ce collège vient en lieu et place d’un collège constitué auparavant uniquement d’acteurs socio-économiques. La création de ce collège a pour objectif de favoriser la reconduction de personnes, parfois présentes depuis 2002, au sein de ces conseils de quartiers. Les conseillers de quartier sortants voient ainsi leur poste pérennisé en ayant plus de 4 chances sur 10 d’être reconduit alors qu’un habitant quelconque verra une probabilité très largement inférieure. Qui a dit qu’en démocratie tous doivent être égaux… Objectif annoncé: conserver les expériences acquises, mais avec parfois une fâcheuse tendance à « notabiliser » certains membres avec comme contrepartie une connivence lointaine de toute impartialité.

Un premier tirage au sort a eu lieu Vendredi 6 juin, mais celui-ci a été invalidé hier en conseil d’arrondissement. La chronologie du tirage au sort est pour le moins surprenante : Depuis plusieurs semaines, alors que la charte des conseils de quartier était encore inconnue, plusieurs centaines de personnes se sont portées candidates (environ 800 candidats lors du tirage au sort en 2005). Vendredi 6 au soir, alors que la charte n'est pas encore fixée ni approuvée, le tirage au sort est effectué. Rebondissements, lundi 9 lors du conseil d’arrondissement, le maire amende la charte pour en modifier légèrement le contenu. L’opposition municipale, incarnée par Marie-Claire Carrère-Gée, fait valoir l’incohérence dans le déroulement de ce tirage au sort. Le maire du 14e, Pierre Castagnou, annonce alors, dans ce que le conseiller à la démocratie locale appellera « un acte de conciliation » face à une démarche « procédurière », la nullité du précédent tirage au sort et la tenue d’un nouveau tirage au sort. Celui aura lieu Vendredi 13 juin à 19h , à la mairie du 14e.

 

à lire: La "toute nouvelle" charte des conseils de quartier, amendée le 9 juin

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