Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« lun. 15 mai - dim. 21 mai | Page d'accueil | lun. 29 mai - dim. 04 juin »

27/05/2006

Budget des conseils de quartier

En Novembre 05, avant l'adoption par le conseil d'arondissement des budgets alloués aux conseils de quartier, nous avions fait état de la thésaurisation des budgets. Manque d'idées, ou parfois projets bloqués (n'osez pas parler d'un bac à fleur, cela recquiert l'aval de l'Hotel de Ville...). Bref, voici 6 mois après l'état des dépenses tant en fonctionnement qu'en investissements.

Si les budgets de focntionnement (communication, location de salle ou de matériel) montre l'utilisation de la moitié de leurs ressources, les investissements se cantonnent à 1282 €(+/- 5€ selon le conseil) : achat commun notamment d'un ordinateur et d'un videoprojecteur.

Après, chacun peut voir l'utilisation de seulement 3% d'un budget sous différents angles: dysfonctionnement de la "démocratie participative", formidables possibilités restantes ou soulagement de ne pas voir une gabegie supplementaire.

 

 

Fonctionnement

Conseil de quartier Dotations 2002 2006 Dépenses cumulées Solde
Pernety 15703 6245 9458
Montsouris-Dareau 15703 6502 9201
Mouton Duvernet 15703 12014 3689
Didot - Porte de vanves 15703 7199 8504
Montparnasse Raspail 15703 7199 8504
Jean Moulin - Porte d'Orléans 15703 6394 9039
Total 94218 45553 48665

 

 

Investissement

Conseil de quartier Dotations 2002 2006 Dépenses cumulées Solde
Pernety 41320 1282 40038
Montsouris-Dareau 41320 1282 40038
Mouton Duvernet 41320 1282 40038
Didot - Porte de vanves 41320 1277 40043
Montparnasse Raspail 41320 1292 40028
Jean Moulin - Porte d'Orléans 41320 1282 40038
Total 247 920 7697 240223

26/05/2006

Prenez l'initiative: faites la fête

Lancée en 1999 à Paris par une association loi 1901, le concept s’est élargi et touche désormais 345 villes en allant même au-delà de nos frontières. L’idée, très simple, est de retrouver un peu de convivialité au sein de nos villes. Dans des immeubles où, parfois, mêmes des voisins de pallier s’ignorent, cette fête entre voisins permet de (re)nouer les contacts . Vous découvrirez alors que vos voisins sont des gens formidables.


Une fête, ça se prépare. Pour l'heure, invitez les voisins. Et ne comptez pas forcément sur d’autres pour initier la fête. Si rien n’est prévu dans votre immeuble, il suffit de télécharger sur le site d’Immeubles en fête, ou de retirer dans votre Monoprix les affiches ad-hoc.

 

medium_affiche30_40.150dpi.jpg

24/05/2006

Un Conseil de la Jeunesse dans le 14eme

Instances d'initiation à la vie citoyenne, les conseils de la jeunesse regroupent de jeunes parisiens ayant envie de faire bouger les choses par leur motivation, leur sang neuf ou leurs idées. Ainsi se tenait lundi soir (22/05) la réunion plénière du Conseil de la Jeunesse d'Arrondissement du 14e. Moment de faire le bilan d'une année d'activité et d'initiatives.

Basé sur le volontariat et une forte motivation, ce conseil de la jeunesse est ouvert aux jeunes gens âgés de 13 à 25 ans et permet de se pencher sur la vie citoyenne. Des projets, communs à d'autres arrondissements, portent en eux les germes d'un civisme qu'il conviendra de conserver. Ainsi, on peut retenir notamment une action de sensibilisation à la formation aux premiers secours, dirigée vers leurs camarades et amis. Cette action en partenariat avec des établissements et la protection civile vise à mettre en place des sessions de formations.

Ces jeunes ont aussi leur mot à dire, et permettent notamment d'avoir un meilleur retour sur l'installation d'équipements qui leur sont a priori destinés. Leur consultation permet d'adapter des projets, de retoucher quelques aménagements d'équipements sportifs tels les city-stades.

Face à Mr le Maire, les jeunes n'hésitent également pas à l'interroger sur le bien fondé des aménagements de la ville. Toute la sincérité est là lorsque, de façon candide, celui-ci ou celle-là s'étonne de voir ou trouve « incompréhensible » des trottoirs élargis outre-mesures, des voies supprimées à la circulation ou encore la suppression des places de stationnement. Séance obligée de pédagogie pour un Maire qui doit se justifier sur ses choix (tout en se défaussant sur notre adjointe à la voirie, Mme Bellenger, absente ce jour là...)
On peut cepedant s'interroger sur les points communs entre des jeunes de 13 ans et ceux de 25. Dans le cas des moins de 18 ans, ceux ci n'ont, par la loi, pas le droit de vote. Il est donc compréhensible qu'un espace de communication leur soit ouvert. Quant aux 18-25, leur multi-représentativité semblent déjà avoir en avoir dissuadé plus d'un: outre les instances représentatives, les tentatives de les intéresser aux instances participatives tels les conseils de quartier ont trouvé peu d'échos. Malgré l'incitation qui y faite, voire les places réservées pour ceux ci (dès 16 ans), force est de reconnaître que ces jeunes restent peu présents et laissent les conseils de quartiers aux catégories plus âgées.

L'éveil à la citoyenneté est pourtant souvent acquis: L'étude de la participation aux élections en fonction de l'âge montre un effet plus inquiétant que l'indifférence de certains jeunes à la chose publique. En effet, si la participation de ceux ayant récemment obtenus le droit de vote, i.e. les 18-20 ans, montre une participation supérieure à la moyenne, en revanche la catégorie d'age supérieur, 20-30 ans, montre un désintérêt croissant avec l'âge pour la chose publique. La question de l'éveil à la chose publique serait donc t'elle d'un intérêt supérieur à celle de s'attacher de ne pas créer une déception du politique ?
Et pour cause, face à cette trentaine de jeunes de 15-16 ans, la tentation semble parfois trop grande pour ne pas  utiliser le conseil de la Jeunesse pour asseoir ses propres décisions. Ainsi Pierre Castagnou souhaite associer le conseil de la jeunesse du 14e à la protection des sans papiers et à sa décision d'utiliser à partir du 17 juin prochain le fronton de la mairie pour revendiquer la régularisation des immigrants clandestins. Et d'expliquer de façon lénifiante le devoir d'un jeune vis à vis de la loi sur l'immigration récemment votée par le parlement, « il ne faut pas laisser faire le gouvernement sur ce domaine » proclame notre maire du 14e qui souhaite la régularisation de tous les jeunes clandestins ayant finit leur année de scolarité, les jeunes adultes irréguliers et de toutes leurs familles. Aucun jeune du conseil n'a rien demandé, mais personne ne bronche sauf pour demander s'il est du ressort de la mairie de donner les papiers.

Ecouter la demande de ces jeunes en terme d'information, appréhender leurs besoins en terme d'équipements, éveiller leur esprit à la citoyenneté, ne pas rejeter les idées par manque de construction : tant d'effets louables de ces conseils, que peu d'espaces permettraient de faire. Mais la tentation ne serait elle pas parfois de faire du jeunisme? En segmentant une population entre jeunes, non jeunes puis senior, il peut être donné l'impression d'une écoute plus attentive et de réponses apportées à leur condition d'age, ce qui est positif. Mais dans une tentative de vivre-ensemble, cette catégorisation sous-entendrait-elle que les plus agés ne peuvent pas comprendre le besoin d'une installation d'un roller park ou d'un panier de basket ? Que des jeunes ne pourraient comprendre les besoins en sécurisation de l'espace public ou le développement d'aides à la personne ?
Pascal