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31/01/2008

Bilan 2001-2008 : Le logement


C’est LE sujet important pour tous les candidats à la mairie de Paris. Les années Delanoë auront marqué de sombres années pour le logement parisien et pour les familles cherchant à  se loger. Effet commun à  toutes les grandes villes et à la montée de l'immobilier en général ? Oui, mais pas seulement. En quoi le 14e a évolué au cours des sept années écoulées ? Exode des familles vers la banlieue, augmentation continue du nombre de demandeurs de logement sociaux, raréfaction de l'offre locative, ghettoïsation des quartiers: rarement Paris n'avais été confrontée à de tels problèmes, et jamais les conséquences n'ont été aussi désastreuses pour notre ville.

Des créations sans constructions

Alors que chaque candidat à la mairie de Paris fait de la surenchère sur le nombre de logement sociaux à créer entre 2008 et 2014 (avec des chiffres allant jusqu’à 40000 logements) et que le maire sortant annonce avoir financé 30 000 logements durant la mandature qui s’achève, la notion de chiffre en devient presque abstraite. Les mots en revanche prennent tout leur sens. Financés, créés, construits : bien des notions différentes… Bien souvent en matière de logement social, et dans le dialecte parisien, « création » ne s’apparente que de très loin à « construction », mais est plus synonyme d’acquisition. A titre de comparaison avec ces chiffres, le 14e arrondissement est composé de 72000 logements, soit autant que l’ensemble des logements annoncés sur 2 mandatures…
Plus terre à terre, le 14eme arrondissement a vu au cours des 7 dernières années exactement 339 logements sociaux construits. En parallèle, 1471 logements, le plus souvent occupés, ont changé de bailleur. D’un bailleur privé, les locataires de ces logements sont passés à un bailleur social, OPAC,RIVP,SIEMP ou d’autres encore. La magie opérant ce changement de statut a un cependant un coût, répercuté sur les finances de la ville d’une part, et sur la capacité de ses SEM (sociétés d’économie mixte) à mobiliser des fonds pour des opérations de réelles constructions d’autres part. Car le marché parisien est le même pour tous, et la ville n’échappe pas à cette flambée des prix. Pour illustrer, on peut se pencher sur le rachat à la GECINA (rue Cabanis, 14e) d’un ensemble de 47 logements pour un montant de 20 millions d’euros. Résultat de l’opération: seuls 5 logements vacants fourniront un toit aux nombreux demandeurs de logements sociaux.


Avec 4584 demandeurs de logements sociaux, le 14e a vu une augmentation depuis le début de la mandature du nombre de demandeurs, à l’instar de Paris où le cap des 110 000 demandeurs est franchi alors qu’ils n’étaient que 90 000 sept ans plus tôt. Véritable tonneau des danaïdes, rien ne laisse présager que ce chiffre se stabilisera, combien même Paris atteindrait le quota de logements sociaux imposé par la loi SRU. D’ailleurs le 14e arrondissement dépassait déjà en 2001 cette proportion de 20% de logements sociaux et se trouve actuellement à 23,1% de son parc immobilier en logement social. Quota atteint?  Selon son maire actuel, Pierre Castagnou, les "20% ne sont qu'un seuil et absolument pas un plafond". Qui plus est les critères de la loi SRU ne prennent pas en compte une partie du logement social, tel le logement intermédiaire ou encore celui en accession à la propriété. Conséquence pour l’arrondissement, les arbitrages ont été en défaveur de ces logements qui ont été largement réduits pour le premier et supprimés pour l’autre. Or ce type de logement correspond à celui des familles parisiennes, souvent issues des classes moyennes et qui n’ont d’autres solutions que franchir le périphérique pour s’y installer. A contrario, certains quartiers défavorisés du 14e , notamment au sud et à l'ouest de notre arrondissement, comptant déjà certains micro-quartier avec 90 % de logements sociaux, ont vu leur caractère social encore renforcé, allant dans le sens d’une ghettoïsation de ces quartiers, avec les problème associés.


En faisant l’acquisition de 1471 logements, donc en les prélevant sur un marché immobilier déjà exsangue d’environ 2000 logements par an (pour le seul 14e), la portée ne peut être neutre. Un prix du marché étant fixé par l’offre et la demande, un effet mécanique de cette politique conduit inéluctablement à faire monter les prix du marché de l’immobilier ancien. Il ne s’agit évidement pas d’un effet unique, puisque les autres villes françaises ont elles-aussi montré un flambée des prix de l’immobilier, mais d’un facteur aggravant expliquant en partie pourquoi la montée est plus importante à Paris, et pourquoi en 2008 alors que les autresvilles commencent à voir une érosion de ces prix, Paris continue de monter.  Le graphique ci dessous montre l’évolution des prix dans le 14e arrondissement (€/m², Source: Chambre des Notaires) :

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à voir également  :

bilan des immeubles insalubres dans le 14e

Logement social dans le 14e , la situation 

Logement social  dans le  14e, au delà de 20%

Composition du logement dans le 14e 

Logement social dans le 14, de plus en plus figé

 

       

29/01/2008

Bilan 2001-2008: Les écoles du 14e.

Dépendent de la Ville de Paris et du département à lui seul qu’est Paris les écoles maternelles, primaires ainsi que les collèges. Les lycées relevant quant à eux de la compétence de la Région Ile-de-France.

Le septennat s’achevant, il apparait qu’un réel effort a été entrepris sur les infrastructures des écoles : de nombreux bâtiments construits dans les années 60 – 70 se révèlent effectivement avec un vieillissement souvent accéléré du fait des techniques de construction. Une école Maternelle a été construite en lieu et place d’un ancien lycée technique, plusieurs groupes scolaires ( collège Jean Moulin, Ecoles Larousse, Fournier, Maurice d’Ocagne, Arago) ont été restructurés. Cela va effectivement dans le bon sens, et d’autres écoles, très vétustes pour certaines, requièrent désormais que des travaux soient également engagés. Le coût de ce type de travaux d’une part, les délais et l’organisation des écoles d’autre part expliquent assez aisément que le rythme adéquat pour ces réaménagements ait été trouvé.

La caisses des écoles, permettant de financer les repas mais aussi les activités périscolaires, étaient largement excédentaire en 2001. Elle est désormais sans trésorerie d’avance. Nulle critique en cela, dans la mesure où il s’agit plus d’une gestion différente: on notera que la tarification des repas fait apparaître un écart de 1 à 32 entre les coûts des repas (de 0,12 € à 3,92 € ). Premier bémol cependant, l’introduction d’un gouter récréatif, un « 4-heures » amélioré autour d’une activité, a permis de passer d’un système gratuit à un système payant. Les centres de loisir dépendent également de la caisse des écoles. Ceux-ci ont vu leurs activités être globalement plus diversifiées qu’auparavant. Les écarts de tarification, là encore relativement important (de 1 à 20 , pour la même activité mais pour 2 enfants différents) ont des effets positifs, comme permettre à certains enfants de sortir de leur cadre habituel, mais aussi leur revers comme une déresponsabilisation de certains parents qui, à coût très marginal, s’y délestent de leurs enfants…

a3d6a29452e0e5a2b477836cf6013f7c.jpg Si viser un meilleur cadre de vie est absolument nécessaire pour tous les enfants du 14e, les résultats scolaires de ces écoles se font encore attendre (voir les résultats des collèges du 14e). Les efforts entrepris se trouvent au niveau des équipes pédagogiques et du ressort de l’Education Nationale, mais l’action d’une mairie n’est cependant pas étrangère à l’organisation de ses écoles. Les rythmes scolaires, débattu depuis 2003 par le maire de Paris ont montré l’incapacité de trouver une solution hormis une bancale, le ‘samedi matin sur deux’. Problème bientôt résolu par l’Education Nationale, avec la semaine de 4 jours, à la condition d’organiser le soutien scolaire en direction des élèves les plus fragiles. Le système de garderie et d'études surveillées est quant à lui largement perfectible d'un point relatif aux horaires, pour des parents parisiens vivant avec un rythme souvent diffèrent du reste du pays ...

Enfin , l’école est aussi un terrain de jeu pour les positions politiques, en générale au détriment des parents. Tel est le choix de la mairie de Paris de ne pas rejoindre le dispositif de service minimum en cas de grève, par ailleurs démontré jeudi 24 janvier. Ce dispositif mis en place par le ministre de l’éducation Xavier Darcos afin d’accueillir les enfant, de servir des repas en cas de grève, et appliqué dans de nombreuses villes reste donc aux portes de Paris. Peu importe le sort des parents, ceux-ci se trouvant dans l’obligation de poser un, ou plus , jour de congé … et d'assumer les positions d’un candidat pour la direction du parti socialiste.