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19/03/2006

Une Crêpes Party aux thermopyles

Le printemps revient bientôt.
Comme chaque année, pour marquer le retour des beaux jours, l'association "Urbanisme et Démocratie" organise sa Crêpes Party, instant de rencontres des habitants.

C'est également l'occasion d'échanger autour de nombreux thèmes, de réparer son vélo, et bien sûr de manger quelques crêpes. Tout cela dans une ambiance un peu militante, mais vraiment conviviale.



La CREPES PARTY démarre dimanche 19/03 à 14h30. Apportez des crêpes qui y seront réchauffées, et/ou au choix : de la confiture, du Nutella, du jus de fruits, du cidre... pour alimenter la buvette participative . Jardin des Fêtes du 2-4 rue des Thermopyles

Le site d'Udé :

http://u.d.free.fr/


17/03/2006

Nietzsche au théatre

Le philosophe Nietzsche permet aujourd'hui à la Compagnie de Théâtre Les 3 Volets de se jeter dans le grand débat des idées et du spectacle vivant en offrant à travers une lecture- spectacle [ Nietzsche, "le premier toujours et partout..."] une heure et demie de ce que Michel Onfray nomme lui-même "le bon usage de Nietzsche".
Nous avons une émouvante "reconnaissance de dette" à l'endroit de ce philosophe majeur. Alors, nous vous invitons ainsi que vos amis à voir et entendre notre spectacle dont chaque texte est un original du philosophe. Du théâtre pour dire quelles "pensées" habitaient Nietzsche, loin des poncifs et autres rumeurs dont certains l'affubleraient encore aujourd'hui si un formidable travail de reconnaissance n'avait pas été édité. Nous nous voulons à notre tour, être à la fois, pédagogique et empreint de gratitude.
Brigitte Mougin tire ce spectacle du livre éponyme qu'elle vient d'éditer à compte d'auteur avec Paul Moncelon, et qui sera en vente sur place.

Entre théâtre et l'idée de la lecture. Une belle gratitude envers ce philosophe majeur, avec humeur et humour.


Merci de réserver au numéro 01 45 40 05 08 (répondeur) . Entrée libre. (Participation au chapeau)

La Compagnie Les 3 Volets www.3volets.com nietzsche.spectacle@hotmail.fr
La Crypte d'Al-Hana, 102 rue de l'Ouest 75014 Paris (voir plan)

Tous les vendredis et samedis jusqu'au 13 mai.


Patrick D.

15/03/2006

Lycées du 14e : des notes peu fameuses

L’Education Nationale a, comme chaque année depuis 13 ans, publié la semaine dernière les indicateurs sur les lycées. Il est particulièrement intéressant de se pencher sur le sort des lycées du 14eme.

En préambule on peut noter que si on ne peut effectivement trouver deux élèves qui se ressemblent, l’interprétation des résultats portant comparaison entre lycées est extrêmement délicate et sujette à caution. Depuis le simple palmarès que certains journaux publiaient et qui ne permettait que de faire un classement peu utile des meilleurs lycées, l’éducation Nationale a souhaité apporter plus de transparence et contrer ces simples palmarès par des indicateurs de réussite des élèves dans chaque lycée. On pourra toujours malgré tout apporter ses réserves quant aux résultats obtenus, mais cet indicateur constitue à l’heure actuelle la mesure la plus fiable de l’enseignement que voient nos enfants pour le second degré. Le procédé consistant à sélectionner au cours des années de seconde, première et Terminale, et par conséquent à se séparer des éléments les moins prompt à réussir afin d’obtenir le meilleur taux de réussite au bac, devient apparent. De même, afin de déterminer les qualités intrinsèques à l’établissement, une pondération est effectuée en fonction de l’age des élèves et de leur origine sociale.

 

Pour le 14e, nous retrouvons donc les 5 lycées d’enseignement général (François Villon, Paul Bert, Emile Dubois, Raspail –dominante technologique-, Catherine Labouré – privé et à dominante technologique- ) et les 3 lycées professionnels (Catherine Labouré,Raspail, Erik Satie).

 

Si Paris compte de nombreux lycées au nom prestigieux, force est de constater que le 14e a été oublié dans cette distribution. Les résultats sont globalement médiocres pour l’ensemble de ces établissements, allant jusqu’à franchement mauvais pour certains. Seuls les lycées Emile Dubois et Catherine Labouré réalisent des résultats légèrement mieux que les résultats attendus (i.e. après correction des facteurs sociologiques).

Tirer sur une ambulance n’a évidemment aucun intérêt mais, comme mentionné dans le bilan de septembre sur les écoles du 14eme, le phénomène de contournement de la sectorisation se fait au détriment des parents les moins informés. Ce contournement, véritable sport parisien fondé sur une petite part d’hypocrisie et sur une grosse part légitime de vouloir ce qu’il y a de mieux pour ses enfants, touche plus de 40% des élèves. En résulte un évitement général des lycées du 14e. A contrario, certains élèves en grande difficulté tant scolaire que sociale se voit conseiller, par les personnels de l’éducation et assistants sociaux, de tout faire pour éviter certains établissements, quitte à opter pour le privé, ce qui ne leur souvent pas possible faute de moyens ou faute à une sectorisation impossible à contourner pour les plus petites gens.

 

Enfin, pour en venir plus spécifiquement au lycée ayant les plus mauvais résultats (55% de réussite au Bac, contre 76% attendus), François Villon, notons que là rien de nouveau. Depuis des décennies sa réputation bien acquise se confirme dans les faits. Sur les 5 dernières années --données disponibles sur le site de l’EN--, aucune amélioration ne se fait ressentir, montrant un différentiel stable (mais néanmoins négatif) de 20% entre résultats et résultats moyens à population identique.

 

Ce type d’indicateurs est et sera critiqué. Alors que l’OCDE vient d’émettre un rapport pointant la perte de vitesse des systèmes d’éducation en France et en Allemagne, il légitimise une politique de résultat au détriment d’une politique de moyen. 2 notions dont les intérêts ne sont pas forcément partagés entre parents et monde de l’éducation.

à voir : les résultats des lycées et la notice explicative sur http://indicateurs.education.gouv.fr

 

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13/03/2006

La traque du gang des barbares

Si parfois le mot racaille semble pour certains trop véhément, il est bien trop faible pour décrire le gang des barbares dont Youssouf Fofana était le chef.

L'Express du 9/03/2006 reprend la traque de la police pendant les semaines de détention de leur otage, Ilan Halimi. Bien que le travail et la stratégie de la police furent infructueux, Fofana échappa de justesse à la police le jour même de la fin de l'utimatum. Plusieurs planques de la police permettaient une surveilance d'un cybercafé dans le 14eme arrondissement, rue Poirier de Narçay. Le chef des "Barbares" passa sous le nez des policiers, pour ne pas avoir utilisé une adresse internet usuelle. Les caméras de surveillances du cybercafé ne retiendront que quelques images d'une personne avec foulard sur le visage et capuche sur la tête. Habits de circonstance pour un cybercafé?

Le mot "racaille" choque, mais de façon circonstanciée. Ainsi, sans émouvoir qui que ce soit, Malek Boutih, alors président de SOS Racisme, avait déclaré (le Monde 13/06/2002) à propos de la banlieue "c’est la racaille qui tue le plus dans les cités". L'histoire lui aura malheureusement donné raison.