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08/09/2006

Parking cherche voiture désespérément


Face à la demande de sa population pour pouvoir disposer de places de stationnement, et la frustration d’une grande partie d’entre elle face à la suppression de nombreuses places de stationnement au fil de la mandature, la mairie de Paris met en place une formule d’abonnement à tarif préférentiel pour les résidents. Après avoir longuement bataillé contre les « aspirateurs à voiture », causes indirectes de tous les maux de pollution, la ville de paris semble faire un geste afin d’amadouer les plus enragés. Un abattement de 30 % sera possible en coopération avec la ville auprès des délégataires de ces parcs. Cette disposition concerne un ensemble de 32 000 places de stationnement dans des parkings souterrains ou de surface. Dans le XIVe, seront concernés 3 parcs gérés par la SAEMES : Porte d’Orléans, Saint Jacques 1 (situé près de la place Denfert-Rochereau) et St-Jacques 2 (près de la rue de la Glacière).
Parallèlement à cet effort vis-à-vis des abonnements auprès des concessions, ce seront également 25000 places de stationnement gérés par l’OPAC dans les parkings attenant aux immeubles du bailleur social qui seront plus largement ouvertes et proposées aux autres habitants à des conditions tarifaires elles aussi revues.

Alors que le PLU voté récemment prévoit de réduire de moitié la construction des places de stationnement dans le cadre de la construction de nouveaux logements, et qu’on ne compte plus le nombre de places supprimées dans la logique revendiquée de réduire la place de la voiture, il ne peut s’agir d’une marche arrière face un mécontentement des habitants. Au contraire, ces nouvelles dispositions tendent à soutenir l’argumentaire selon lequel Paris dispose d’un nombre de places suffisant au regard de sa population et du fait qu’un parisien sur deux dispose d’un véhicule. Quoi qu’il en soit, l’annonce d’une diminution des tarifs est une bonne nouvelle pour les automobilistes.

En revanche il convient de pointer dans notre 14e arrondissement les parcs concernés pour mesurer l’impact de ces nouvelles dispositions.
Si le parking de la Porte d’Orléans dispose effectivement de nombreuses places libres, étant donné d’une part qu’il se trouve en périphérie et d’autre part qu’il sert à accueillir les véhicules à leur entée dans Paris, les parcs Saint Jacques 1 et 2 fonctionnent d’ores et déjà à pleine capacité. En 2005, ceux-ci étaient même occupés à 145% pour Saint Jacques 1 et à 113% pour le second, étant donné que plusieurs abonnements sont rendus possible pour une même place de stationnement au gré des rotations.

Restent donc les places de stationnements gérés par l’OPAC. De façon globale pour Paris, le taux de vacances des places de parkings gérées par l’OPAC atteint 30% laissant une manne pour absorber les véhicules toujours surnuméraires. La démarche est cependant moins simple qu’une renégociation avec un délégataire de service public. Les expériences menées dans les 18e et 19e arrondissement ont démontré qu’une démarche de sécurisation était indispensable afin d’attirer de nouveaux abonnements. Dans le 14e, ce sera un total de 280 000 € qui sera investi afin d’apporter les éléments de sécurité indispensables tels que télésurveillance, amélioration des éclairages et limitation des accès. Dans l’arrondissement, 300 places de stationnement seront ainsi ouvertes avec une répartition géographique assez hétérogène. Ainsi la ZAC Alésia Montsouris dispose d’une vingtaine de places, soulignant pour la mairie actuelle la mauvaise planification de cet aménagement par la mandature précédente qui aurait donné trop de place à l’automobile. Mais près de la moitié de ces places de stationnement (exactement 144) est en fait disponible dans les immeubles sociaux de la rue Vercingétorix, coincés avec le no man’s land des voies ferrées . Il y devient plus difficile d’attirer de nouveaux abonnés alors même que les résidents des immeubles hésitent avant d’y laisser leur véhicule.

Réjouissons nous donc pour les parisiens des autres arrondissements, puisque si les 57 000 places de stationnement ne sont pas ici, elles doivent bien être ailleurs.

06/09/2006

Des arts plastiques à découvrir


medium_pinceaux.jpgDepuis 60 ans l’atelier « Les pinceaux » permet aux jeunes et moins jeunes de découvrir et de se perfectionner dans les arts plastiques. Et comme Septembre est généralement le bon moment pour démarrer une nouvelle activité, vous pourrez découvrir cet atelier et son équipe lors de ses journées portes ouvertes avant de vous engager pour l’année, un trimestre ou un stage.
Les activités proposées se font en direction de toutes tranches d’ages, dès 2 ans pour l’éveil des tout-petits.
Les journées Portes Ouvertes, pendant lesquelles auront lieu expositions et inscriptions, se dérouleront :


Pour les enfants et les tout-petits :
les samedi 9 et 23 septembre de 11h à 18h
le mercredi 13 septembre de 10h à 12h30


Pour les jeunes et les adultes :
les samedi 16 et 23 septembre de 11h à 18h

Atelier D’expression Plastique Les Pinceaux
16 rue Francis de Pressensé - Paris 14e

à voir:  le site de l'atelier  

04/09/2006

Une éclaircie pour la rentrée

Les premiers lundis de septembre ont souvent la même magie pour les enfants : moments de retrouver ses amis, ses enseignants et son école.

Cette année pourtant, 2 classes ne rouvriront pas: l'une en primaire à Alain Fournier, l'autre en maternelle à Antoine Chantin faisant suite à la diminution d'élèves dans les tranches d'ages concernés.  

Mais cela n'éclipsera pas la bonne nouvelle de cette rentrée, puisque le risque qui menaçait la survie même d'une petite école, l'ecole Diwan, s'est fortement dissipé ces tous derniers jours. Dans un 14eme, et plus particulièrement un quartier Montparnasse cher à la diaspora bretonne, l'école Diwan, ouverte à tous, participe à une éducation bilingue français-breton. Où régionalisme rhyme aussi avec ouverture sur le monde puisque on ne compte pas moins de 9 nationalités différentes dans la seule école Diwan hors de Bretagne.

Claude Nadeau, la présidente de la Skoazell Diwan Paris nous communique: 

Confrontée depuis début juillet à l’absence de local pour la rentrée scolaire 2006 en dépit du nombre grandissant d’élèves et la création d’un second poste d’instituteur, l'école Diwan de Paris est sur le point de sortir de la crise. Une entente est en cours de négociation avec un partenaire institutionnel pour la location d’un local dans le quartier Montparnasse qui devrait permettre à l’école de continuer son développement en emménageant dans ses nouveaux locaux d’ici la fin du mois de septembre.

D’ici là, une solution provisoire permettra d’accueillir les quelque 25 enfants inscrits afin d’assurer la rentrée scolaire lundi le 4 septembre.

Depuis le début de la crise qui secoue Diwan Paris, de nombreux messages de soutien de tous horizons, l’appui de personnalités bretonnes et l’implication concrète de tous ceux qui croient en ce projet ont véritablement porté l’équipe de Diwan Paris, dont les efforts ont été largement relayés par les médias parisiens et bretons. Mais la mobilisation de tous reste nécessaire car si l’entente en cours de négociation se concrétise, il restera à financer le coût de cette location qui constituera une large part du budget annuel de l'école Diwan Paris, qui ne bénéficie toujours d'aucune subvention.

Les écoles Diwan sont des écoles bilingues français-breton gratuites, laïques et ouvertes à tous . Elles scolarisent avec un succès fulgurant quelque 3000 élèves dans une quarantaine d'établissements en Bretagne et à Paris, avec deux nouveaux sites ouvrant à la rentrée 2006 en Bretagne. Toutes les écoles Diwan ayant franchi le seuil réglementaire des 5 ans d'existence sont sous contrat avec l'Education Nationale. L'école Diwan de Paris existe depuis 2004.

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à voir : le site de l'école Diwan à Paris