09.03.2007

Visite guidée au centre d’un village médical


Nous avions déjà annoncé la fusion des hôpitaux Saint Michel, Saint Joseph et Notre Dame de Bon Secours et la réorganisation associée. ([1/2] et [2/2]) Madame Danièle Sarda (Directrice de la Communication de l’hôpital Saint Joseph) a invité parisXIV.com pour une visite de l’énorme chantier en cours au  groupe hospitalier Saint-Joseph.


Murs d’enceinte en cours de démolition, pavillons entiers en cours de démolition et de reconstruction. Chacun peut effectivement constater les travaux pharaoniques de l’hôpital de la rue Raymond Losserand. L’aventure commence en 1993 lorsqu’une étude préalable met en exergue le moindre coût de la démolition pure et simple des vieux bâtiments plutôt que leur réhabilitation. Un choix s’impose donc mais il ne s’agit pas d’un simple arbitrage financier, ce parti pris s’inscrit dans l’esprit de modernisation des lieux de soins et d’accueil ainsi que des équipements diagnostiques et médicaux.


Le nouveau groupe hospitalier Saint-Joseph se veut à la pointe de la médecine moderne tant dans le concept architectural de reconstruction en plateaux que dans le renouvellement d’équipements de dernière génération (blocs opératoires, scanners, IRM…).

L’envergure des travaux ne fait pas pour autant table rase du passé. Bien au contraire, les 8 colonnes des fondateurs seront sauvegardées et mises à l’honneur pour rappeler qu’à la fondation de l’hôpital, l’ouverture de lits s’est faite au fur et à mesure des dons recueillis auprès de personnes physiques et morales. De même, les arbres fruitiers et autres plantes médicinales seront replantés dans l’esprit d’origine.

Les travaux s’achèveront en 2012 avec le regroupement des disciplines. Dans cette attente, de nouveaux bâtiments s’édifient, des services déménagent. Ce projet monumental est en perpétuel mouvement avec pour objectif ultime le service aux patients.


Nouvelle ergonomie architecturale


Quel meilleur symbole des valeurs fondatrices de ce grand projet de restructuration que le hall d’accueil : imposant et transparent, ce grand hall est un puits de lumière ouvert sur la ville, lieu de passage et de détente avec sa cafeteria et son patio accessibles à tous. Un travail en collaboration avec les associations de patients et les praticiens a même permis d’améliorer les concepts architecturaux en conjuguant les besoins des équipes médicales et les attentes des patients.

Un concept de Pôles

C’est ainsi que chaque groupe de disciplines est aménagé sur un concept de Pôle :

Le Rez de Chaussée de chaque Pôle est un espace d’accueils : admission, assistance sociale, soins, consultations. Cette disposition reste cohérente sur le plan médical et assure aux patients un minimum de déplacements, notamment pour l’accomplissement des démarches administratives. Les niveaux supérieurs  sont réservés à l’hospitalisation.

Les échanges logistiques sont isolés de l’accueil des patients. Tous les systèmes sont en place : valisette sur rails (pour les dossier, les prélèvements et certains médicaments, pneumatiques et « tortues » (chariots téléguidés transportant du linge, des produits pharmaceutiques…). Le tout sera relié à une gare centrale qui n’est pas encore en service, mais qui projette à travers une modernité à la pointe de l’art une efficacité rarement égalée.

Hygiène


L’effort mis sur l’hygiène est constant et visible. Outre les formations systématiques pour le personnel hospitalier et les nombreux panneaux d’affichage, tous les lieux de soins (y compris les salles de consultation, et les chambres) sont équipés de distributeurs de Sterilium (désinfectant pour les mains). Lors de la visite, je me suis pliée de bon cœur à l’exercice devant la ferveur de Madame Danièle Sarda. On ne peut que reconnaître l’excellent résultat des mesures mises en place et suivies par ce groupe hospitalier (classement Express). L’étude annuelle faite par le ministère de la santé donne une note de 99,5 à l’hôpital Saint Joseph. Cet indicateur du niveau de prévention des risques infectieux permet d’accompagner les établissements et de mesurer les efforts contre les maladies nosocomiales. Cette organisation de la prévention est ainsi reconnue comme très élaborée à l’hôpital Saint Joseph, ce qui lui a valu d’être classé par le Magazine l’Express  3e établissement le plus sûr de France.

Un environnement high-tech…

Dans un univers où la technique prend une place de plus en plus importante dans la démarche médicale, l’hôpital montre clairement l’intérêt d’une centralisation des hôpitaux actuels. Les équipements médicaux et de diagnostic ont été renouvelés (scanner, IRM, bloc opératoire…), les salles de réunions pour les soignants, le bureau des internes et les salles d’interprétation sont tous lourdement équipés de postes de travail informatisés.

… et accueillant

Mais outre l’aspect technique, l’esprit de l’hôpital rentre dans la perception que va avoir le patient de son séjour. Premier exemple assez marquant, les couleurs :  Le ton est donné par Madame Danièle Sarda qui revendique fièrement un choix original et osé : des couleurs vives. Fini le blanc hospitalier !
Les roses et les jaunes des portes des chambres sont volontairement flashy, les portes des salles techniques osent le vert. Le mobilier des chambres n’est pas en reste.  Ces codes couleurs ravivent les locaux et s’inscrivent dans une amélioration globale de la signalétique.

Cette rupture avec l’image hospitalière froide et sans liens se retrouve aussi au travers de nombreuses initiatives. Tous, médecins, personnels hospitaliers, bénévoles, contribuent à rendre l’hôpital plus accueillant, plus chaleureux. On peut ainsi au titre de ces initiatives noter des expositions temporaires de peintres et photographes du 14ème et d’ailleurs (Jérôme Tisserand, Micky Millet…) , des animations musicales auprès des patients, et des lectures à voix haute.

L’hôpital devient ainsi un lieu de vie, replaçant le patient dans un environnement proche d’un village



12.02.2007

Creches: la pénurie est bien gérée...

Lieu : Paris 14e

Faits :  entre Novembre 2005 et Mars 2006

1ere diffusion : 28 janvier 2007 - M6 -

 

L'émission Zone Interdite diffusée sur M6 portait un regard sur un sujet hautement sensible que sont les places en crèches. Choisi comme exemple le 14e arrondissement de Paris y bénéficie d'un éclairage. Les vidéos suivantes sont issues de cette émission  : Enfants, ados : qui s'en occupe quand les parents ne sont pas là ?

L'integralité de ces 2 extraits concerne exclusivement le 14e arrondissement, bien que la voix off ne soit pas particulièrement claire sur ce point notamment pour la fin de la 2eme partie. Et pourtant la conclusion est relativement claire...

 

 

 






15.01.2007

Un dimanche à la bibliotheque ?


Périodes de soldes et fin d’année particulière où noël et 1er de l’an étaient des lundis, les dimanches s’avèrent actuellement être de fait des jours ouvrés pour de nombreux commerces. Si la question reste partagée de façon globale sur la question de l’ouverture du dimanche ( 1 français sur deux y serait favorable), elle porte désormais plus sur des questions de conservations d’acquis et de craintes de désorganisation sociale que d’un besoin de recul hebdomadaire face aux choses matérielles telles que les religions l’ont initialement créée.

De longue date d’ailleurs l’ouverture des lieux culturels, rejoignant dans la laïcité les lieux spirituels, y est acquise. Nul ne s’offusque à ce qu’une librairie soit ouverte ce jour-là. Pourtant une exception à un épanouissement culturel subsiste : les lieux publics que sont les bibliothèques. Et cela pourrait ne plus durer ? Une ouverture du dimanche des bibliothèques semble rencontrer les demandes des parisiens mais la réforme se heurte aux principaux intéressés, les agents des bibliothèques eux-mêmes. Récemment en grève (samedi 16/12, pour faire le pont avec le dimanche ?!) pour contrer tout aménagement des temps de travail, les personnels pourraient remettre aux calendes grecques, si ce n’est à l’après élection municipale, toute modification les concernant.

Dans un système qui invente un officiel « Bureau des temps » dont le nom semble sorti tout droit d’un roman de Franz Kafka, l’écoute des besoins de la population semble encore peu suivie de changements du rythme de la ville. Que ce soit pour une crèche ( dont les heures de fermeture semble plus dépendre  des besoins des personnels de crèches que du besoin des parents), pour les services administratifs ou comme ici pour des services culturels, l’évolution des rythmes de vie de ceux qui vivent la ville semble se faire de façon très dé-corrélée de « ceux qui font vivre la ville ».
 
Le 14eme arrondissement dispose de 3 bibliothèques : Vandamme , Plaisance et Georges Brassens.
 
Vandamme
80, avenue du Maine
mardi 12 h - 19 h ; mercredi 11 h - 19 h ; jeudi 12 h - 19 h ; vendredi 12 h - 19 h ; samedi 11 h - 18 h

Plaisance
5, rue de Ridder
mardi 12 h - 19 h ; mercredi 10 h - 19 h ; jeudi 12 h - 19 h ; vendredi 12 h - 19 h ; samedi 10 h - 17 h

Georges Brassens

38 rue Gassendi
mardi 10 h - 19 h ; mercredi 10 h - 19 h ; jeudi 13 h - 19 h ; vendredi 13 h - 19 h ; samedi 10 h - 18 h

21.12.2006

Maire et Président

Une suite à la réorganisation capitalistique des sociétés d’économie mixte gérant le parc social des logement dans Paris vient d’être donnée mardi 19/12 par la nomination à la tête de la RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) de Pierre Castagnou, maire du 14e.

La RIVP devient, au gré du dépeçage de la SAGI (voir la note du 13/12/06 sur le transfert SAGI vers RIVP et Sablière) la plus grosse SEM de France avec plus de 56000 logements. Jusqu’alors propriétaire de 35% des parts dans la RIVP, la ville de Paris en contrôlera désormais 80% puisque le consortium de banques (BNP-Paribas et CFF filiale de Caisse d’Epargne) ont laissé place à la ville, ainsi qu’à deux acteurs bancaire minoritaire (GCEI – filiale Caisse d'Epargne  et SNI – filiale Caisse des Dépôts et Consignations  -- 10,24% chacun)

Alors que le premier adjoint à la mairie du 14e, René Dutrey, a renoncé depuis février 2006 à la présidence d’une autre SEM Parisienne ( la SIEMP) pour des raisons de tâches trop lourdes non compatibles avec son mandat de président de groupe au conseil de Paris, Pierre Castagnou cumule désormais cette nouvelle fonction avec ses fonctions de maire d’arrondissement et de président de la Mission Locale « Pari d’Avenir » pour l’emploi et l’insertion des jeunes.

19.12.2006

Bénévolat à l'hopital Saint Joseph

L'hôpital Saint Joseph, qui entend devenir un acteur majeur du domaine hospitalier parisien à l'aube de 2010 (voir nos articles sur la restructuration  Fusion des hopitaux Saint Joseph , bon secours, Saint Michel et  Présentation du futur hopital Saint Joseph), nous communique cet appel au bénévolat. En marge de la mission médicale d'un hôpital,  faciliter les séjours des patients et les accompagner est toujours un plus dans des moments souvent difficiles:
 
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Etre bénévole de l’hôpital : une mission permanente d’aide et d’accueil aux patients, complément essentiel du soin.


Comment est structurée l’action bénévole au sein du Groupe hospitalier Paris Saint -Joseph ?
 
En 2003, il a été créé un poste de coordonnateur du bénévolat directement rattaché au directeur de l’hôpital. La personne qui occupe ce poste n’est pas rémunérée.Il a également été mis en place un bureau d’accueil et d’information permanent au sein de l’hôpital. Son fonctionnement est assuré 7j/7 par une équipe de 8 à 10 bénévoles, encadrés par le coordonnateur.Aux côtés des équipes bénévoles de l’hôpital, un certain nombre d’associations de bénévoles interviennent, chaque jour, pour apporter une aide précise aux patients : Association de lutte contre le sida (AIDES), Animation loisirs à l'hôpital (les blouses roses), Association pour le développement des Soins Palliatifs, Aumônerie, Bibliothèque pour tous, Ecole à l'hôpital, Visite des Malades dans les Etablissements Hospitaliers (VMEH).
Quelle est la mission des bénévoles de l’hôpital ?

La mission générale des bénévoles du Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph est :

-    d’accueillir et d’aider les patients et leurs familles lors de leur entrée, de leur séjour et de leur sortie de l’hôpital.
-    d’apporter concrètement le service utile au patient, à sa demande ou bien à la demande de la famille ou des soignants (expliquer le fonctionnement de l’hôpital, transmettre un message, apporter un journal, déclencher l’intervention d’une association,…).

L’action bénévole est une composante essentielle de la politique d’accueil et de soins de l’hôpital. Elle propose au patient une écoute à la fois différente et complémentaire de celle que pratiquent les professionnels de santé. Elle vise à rendre service au patient et contribue activement à donner une image positive, rassurante et efficace de l’hôpital.

Le regard des bénévoles, par sa différence même, est recherché par les équipes soignantes.
A titre d’exemple, lors de la démarche de certification de l’hôpital en 2005, l’équipe de bénévoles a participé, aux côtés du personnel, à l’auto-évaluation des pratiques et du fonctionnement de l’hôpital. Les bénévoles sont régulièrement associés aux travaux du groupe d’amélioration de la qualité, notamment au regard de l’élaboration, de la distribution et du recueil de « l’enquête satisfaction auprès des patients ».

Comment peut-on devenir bénévole de l’hôpital ?

Toute personne peut devenir bénévole de l’hôpital. Il est cependant nécessaire de suivre une formation pour assurer sa mission d’accueil et d’information.
Cette formation est dispensée par l’hôpital et est assurée par un tuteur (i.e un bénévole expérimenté qui prend en charge le nouvel arrivant). Sa durée varie de 3 à 6 mois.

La formation regroupe 3 phases :

-    1ère phase : la connaissance de l’hôpital.

Le bénévole doit se repérer dans l’espace et comprendre le fonctionnement de l’hôpital pour mieux maîtriser les différents parcours hospitaliers des patients (hospitalisations, consultations externes, enregistrements des entrées et sorties...
Il doit savoir différencier les personnels de soins et savoir lire les documents remis au patient pour mieux l’orienter.

-    2ème phase : l’aide au patient

Le bénévole doit apporter au patient un service personnalisé et adapté à ses besoins ou son niveau de dépendance.
Il doit connaître les différents services mis à la disposition du patient et, le cas échéant, les mettre en œuvre lui-même (fauteuil roulant, télévision, bibliothèque…).

-    3ème phase : la gestion de sa mission

En milieu hospitalier, le bénévole doit être attentif aux règles de fonctionnement et d’hygiène inhérents à son action auprès du patient.
La charte du bénévole du groupe hospitalier Paris Saint-Joseph est un document qu’il doit signer et respecter tout au long de sa mission. Le respect des règles de confidentialité et de discrétion est un point majeur de cette charte.
Par ailleurs, le bénévole doit connaître et observer les règles d’hygiène minimales, afin de ne pas prendre et faire prendre de risques inutiles. Cet aspect de la formation est pris en charge par les personnels soignants de l’hôpital.

Cette formation est le gage d’une collaboration efficace et enrichissante entre l’hôpital et le bénévole au service du patient.


Le Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph c’est :

-    un hôpital privé sans but lucratif, participant au service public hospitalier
-    dirigé par Yves Barrault
-    accrédité par la Haute Autorité de Santé (HAS) en 2000 et en 2006
-    un hôpital qui réunit 2100 personnes, plus de 700 lits
-    organisé en 9 pôles cliniques et médico-techniques, depuis 2004.
-    une offre de soins large : du nouveau-né à la personne âgée et un service d’urgences
-    43 550 entrées d’hospitalisation et 192 800 consultations, réparties sur 3 sites de
l’hôpital: st Michel (15e), st Joseph(14e) et Notre-Dame de Bon Secours (14e).


24.11.2006

Journées portes ouvertes pour une école atypique

Nous vous en parlions en Septembre étant donné les menaces qui planaient sur cette école du 14e, puisqu' elle devait impérativemnt changer de locaux. C'est donc rue Liancourt que l'école bilingue Bretonne s'et installée de façon plus pérenne. Elle nous adresse aujourdh'ui un communiqué afin de mieux se faire connaitre, non seulement par les très nombreux bretons du 14eme, mais de façon plus large à tous les habitants:


L’école associative bilingue (breton-français) Diwan de Paris organise le samedi 25 novembre une journée « Dorioù digor - Portes ouvertes » destinée aux parents qui désirent inscrire leurs enfants en cours d’année ou à la rentrée prochaine, ainsi qu’à toutes les personnes qui veulent tout simplement en savoir un peu plus sur la méthode d’enseignement bilingue par immersion linguistique.

 

medium_diwan_paris.2.JPGCette journée débutera à 9 heures par une classe ouverte, afin de découvrir les méthodes pédagogiques et le déroulement d’une journée scolaire au rythme de l’enfant.  De 12h à 14h, les futurs parents pourront échanger avec les parents actuels, les enfants déjà scolarisés, les responsables associatifs et le directeur de l’école, autour d’un verre de l’amitié.

Laïque, gratuite et ouverte à tous, l'école Diwan de Paris scolarise, en suivant les programmes du Ministère, de la maternelle (2 ans ½)  jusqu'au CE1, avec un atout supplémentaire : l'acquisition par la pédagogie d'immersion linguistique d'une 2e langue, le breton.

La plupart des parents intéressés par Diwan Paris ne parlent pas nécessairement breton eux-mêmes, mais ont en commun un intérêt pour le bilinguisme et la culture bretonne. Ainsi à Diwan Paris se côtoient des familles d’une dizaine d'origines différentes, dans un climat multiculturel stimulant.

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20.11.2006

Expulsions locatives et autres bonnes intentions

Depuis le 1er novembre, locataires en difficultés de paiement de leur loyer ne sont plus expulsables en raison de la trêve hivernale qui prendra fin au 15 mars. Le bilan sur l'année 2006 peut être tirée et fait apparaître dans le 14e comme sur le reste de Paris une augmentation du nombre d'expulsions par rapport à 2005 ( +25% dans le 14e contre +50% dans Paris). Mais, il est aussi à comparer avec le nombre d'expulsions dans le reste du pays,  qui a vu une augmentation constante entre 1999 et 2004, et a commencé une décrue en 2005.  Raison principale de cette montée du nombre d'expulsion, l'augmentation du coût du loyer et de l'effort nécessaire pour le logement dans le revenu des ménages parisiens (27,4%). Dans le 14e, ce sont 51 expulsions effectives qui ont eu lieu pour 83 décisions de justice. (contre 43 expulsions effectives sur 65 décisions de justice en 2005 pour le 14eme). Les tribunaux auraient été saisi de plus 400 dossiers, dont nombre d'entre eux auront pu être résolus à l'amiable. Si les décisions d'expulsion sont en baisse au regard des aides spécifiques et des politiques de prévention organisées depuis l'état jusqu'aux bailleurs sociaux, en passant par la ville, l'exécution des décisions de justice sont cependant mieux appliquées. Cette plus grande proportion de décision appliquée a pour objectif de contenir le coût des indemnisations versées aux bailleurs après qu'une décision de justice ait été prononcé en leur faveur et que l'occupant reste en place. Les fonds d'indemnisation prélevés sur les caisses de l'état ont en effet explosé entre 1992 et 2005 de 137% ( var 2005/2002 + 49,3%).

Alors qu'une expulsion est souvent vécue comme un drame tant pour les occupants que pour le bailleur lorsqu'il s'agit d'un particulier, et que celle ci a un coût pour la société, faut il pour autant rendre le droit au logement opposable devant les tribunaux? Comment mettre au même plan les droits-libertés à de nouveaux droits-créances que la société érigerait sans pouvoir en assumer ni les moyens ni les conséquences ? Car s'il serait bien impossible de fournir un logement à Paris pour n'importe quel demandeur alors que certaines familles en attendent depuis souvent des années, l'image d'un appel d'air serait donné à tous les désireux de la terre. Plutôt que de gérer les plus démunis, les villes seraient confrontées à de nouveaux enjeux que l'on peut rapprocher avec d'autres tentatives : au début du 19e siècle, le Royaume-Uni édictait les 'poor laws' obligeant les collectivité locales à prendre en charge les pauvres se trouvant sur leur sol. Résultat : les villes prirent toutes les mesures d'entrave aux libertés de circulation et d'habitation afin de repousser les pauvres chez d'autres...

 

17.11.2006

Journée de solidarité avec l'Afrique

Un continent avec une croissance de 4,9 % en 2005, + 5,8 % prévus en 2006 et encore + 5,5 % en 2007. S'il est temps de voir le réveil du continent africain, il est temps aussi d'agir en favorisant les échanges basés sur la confiance et la transparence. C'est l'un des objectifs du commerce équitable que promeut Artisans du monde.

Pour la semaine de Solidarité Internationale, l'association organise une journée de Solidarité avec l'Afrique .

Celle ci aura lieu Samedi 18 novembre avec Artisans du Monde Paris 14 :

   

10-17h - Forum des associations du 14eme - L'Entrepôt, 7-9 rue Francis de Pressensé, paris 14eme

11h - Rencontre avec Pierre de Vallombreuse, grand reporter (Diaporama / Débat) et Amnesty International - 3 Euros - L'Entrepôt

17h30 - Défilé Equitable - Zébrur - Moulin à Café

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06.11.2006

Reprise par l'OPAC des 36-38-40 rue Cabanis

La vente à la découpe constitue pour certains un réel sujet d’inquiétude.

Nous abordions il y a peu l’état des ventes à la découpe dans le 14e, avec un angle de vision légèrement différent de celui souvent servi. L’incertitude planait alors notamment sur de grands ensembles appartenant à la société foncière GECINA, situés rue du commandant Mouchotte. Alors que les négociations avaient été entreprises entre Ville de Paris et la la Gecina, cette dernière avait alors décidé de ne plus procéder à la vente de cet ensemble. Ce volte face contrecarrait le recentrage d’activité de la société en question, et notamment du désengagement du foncier locatif d’habitation après les modifications au sein de son capital. Depuis lors cependant, des pourparlers semblent avoir engagés entre la Gecina et la mairie sur d’autres adresses. La ville de Paris a ainsi jeté son dévolu sur le 36/38/40 rue Cabanis, grand ensemble de 47 logements construit en 1966. Situé dans le quartier Montsouris, l’acquisition par la ville, à travers notamment l’OPAC, de cet ensemble permettrait de rééquilibrer, en l’augmentant, la densité de logement sociaux dans ce quartier du quatorzieme qui ne compte que 10% de logements sociaux. L’arrondissement compte, rappelons le, d’ores et déjà, plus de 20% de logements sociaux tel que le quota fixé par la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) , mais ce, au niveau d’une ville. 

Concrètement, la reprise par l’OPAC se fera  la  date du 18/12/06 au terme d’une cession d’un montant de 18 ,7 millions d’euros. S’ensuivront des travaux sur une période de six mois pour un montant avoisinant le million d’€. L’ensemble des logements seront donc conventionnés selon les règles du logement social, soit en PLUS ( à usage social) soit en PLAI ( très très social, intégration). Le loyer actuel moyen des appartements est de 14,78 €/m² et sera donc baissé à 6,32 €/m² ( voire 5,63 €/m² pour le PLAI) pour les personnes étant sous le plafond de ressources (Il est à comparer à la moyenne des loyers variant de 20 à 22 € dans le 14eme arrondissement.) Et cela sera surtout destiné aux locataires actuels, dans la mesure où seuls 5 logements sont vacants.


Car c’est bien là que le bât blesse ! Pour 20 millions d’€, la ville ne crée dans le cas de ce rachat que 5 logements sociaux pour les demandeurs, dont notre arrondissement en compte déjà plus de 5500. Pour les autres, la sécurité de ne voir leur loyer augmenter que modéremment et le maintien dans les lieux devient un droit inaliénable. Sur la quarantaine de foyer, 25 se déclaraient relativement inquiets au vu d’une vente à la découpe. Les voici rassurés, car désormais ils font partie, et ce quels que soient leurs revenus, du parc social de la ville où le taux de rotation moyen y est de 2,5%  laissant la perspective de libérer des logements pour les demandeurs qu’à long, voire très long terme.


Si les ventes à la découpe constitue pour certains un réel sujet d’inquiétude, pour d’autres , il est un moyen d’affirmer que le politique à travers des pouvoirs publics peut prendre le dessus sur un marché presque libre, celui du logement. Le contribuable parisien y participe en achetant 47 logements à un prix moyen de 380 000 €.

Pascal

 

à voir également:

les ventes à la découpe dans le 14e [1/2]

les ventes à la découpe dans le 14e [2/2] 

Logement social [1/2]: la situation dans le 14eme

Logement social [2/2]: au delà des 20% ?

 


 

09.10.2006

Sans papiers du 14e: les ecoles prennent le relais

 
Depuis l'été, les écoles du 14e deviennent l'enjeu d'une lutte qui dépasse largement le contexte scolaire. Soutenues activement par la mairie de l'arrondissement, des associations se montrent particulièrement actives pour dénoncer et au delà, protéger les familles en situation irrégulière d'enfants scolarisés dans plusieurs écoles. Sont notamment concernées actuellement l'école primaire de la rue Boulard et l'école Prisse d'Avennes où il vient de se créer pour cette derniere un Collectif pour le Soutien et l'Aide aux Etrangers (CASE).
 
Si la présence d'enfants sans papiers ainsi que l'expulsion de clandestins n'ont rien de nouveau, l'intensification des actions et des revendications menée depuis plusieurs mois ont pour effet de placer la question de l'immigration au centre du débat politique. Orchestré par le RESF (Réseau éducation sans frontières), et relayé de façon locale par des collectifs, ou une association de parents d'élève (FCPE) et parfois même par les conseils de quartier (Mouton-Duvernet), la demande consiste a exiger la régularisation aveugle de tous les sans-papiers, parents d'enfants scolarisés. C'est également le sens de la bannière tronnant sur le fronton de la mairie d'arrondissement. Ces actions politiques visant à contrer le ministre de l'intérieur et probable candidat à l'election présidentielle sur ce sujet passionnel, mettent en exergue un nombre trop faible de régularisations dans le cadre de la directive de cet été. Alors qu'à quelques kilomètres de là, à Cachan, posent toujours un problème difficilement soluble d'une douzaine de familles d'immigré en situation irrégulière, Arno Klarsfeld n'hésitait pourtant pas il y a quelques jours (Le Monde 5/10/06), à décrire l'attitude négative du RESF, préférant "pourrir la situation" que de se poser en interlocuteur pour une médiation. 
 
En plaçant l'immigration au coeur de l'action politique, et en faisant osciller les curseurs entre "trop" ou "pas assez" de régularisations, les elections de 2007 ont commencées, avec en spectre toujours menaçant le scrutin de 2002. Et de s'interroger si l'intense médiatisation organisée par ces associations de défense n'ont pas pour objectif de créer un éparpillement, cette fois ci à droite, avec le risque de pousser les extrèmes.

30.09.2006

Troubles comportementaux, syndrome de la Garenne

Un cadre de vie agréable dans un quartier nouveau du 14eme arrondissement. Telle pourrait être la photo de la ZAC Didot, où jardin public, espace de jeux et gymnase sont des espaces publics flambant neufs offerts aux habitants des immeubles récents ou réhabilités. Les débuts du projet datent de 1996, mais la livraison des tous derniers espaces s'est achevée le 1er septembre 2006. Mais, déjà, le tableau devient moins rose. Depuis plusieurs mois, les comportements ont évolués. En journée, l'espace ouvert d'une grande place jouit d’un grand calme, mais dès les sorties d'école, à partir de 17h, l’espace devient plus animé, beaucoup plus animé. Les plus jeunes, d'une dizaine d'année, investissent les aires de ballon et de jeux. Normal. Progressivement au cours de la soirée, des plus âgés arrivent et évacuent ces gamins. Au cours des heures, langages et comportements vont en se détériorant. Cris, insultes entre eux et envers les habitants, agressivité deviennent le lot quotidien de la place de la garenne. C’est jusqu'à une quarantaine de jeunes qui peuvent tenir les murs en hurlant et en inquiétant les riverains jusqu'à 2 ou 3 heures du matin. Le bruit, principalement issu des vociférations et des scooters vrombissant, est devenu l'ambiance sonore quotidienne de ceux qui habitent ici.
Dégradations et petits larcins ont aussi régulièrement lieu. Pas de grand banditisme, certes, ni sans aller à la situation de certaines banlieues, mais bien suffisant déjà pour pourrir la vie des riverains qui souhaitent trouver un peu de repos dans ce qu’ils espéraient être leur « home sweet home ».
Excédés par cette situation, les riverains ont tenté jusqu'ici de parlementer avec ces jeunes avant de se tourner vers les autorités compétentes. La police, quand elle sait trouver la place de la Garenne ou l’impasse Léonie, puisque le nom de ces rues nouvelles ne doit pas encore apparaître sur leurs plans, ne peut que constater que jeux de ballons, ou hurlements, tout au plus la présence d’individus dans des zones fermées la nuit. Pas de criminalité, tout juste des problèmes comportementaux.
Alertée sur la situation, la mairie n'aurait que très peu répondu aux demandes des habitants : Alors que les dégradations dans le parc sont monnaies courantes, les habitants rencontraient notre maire du 14eme arrondissement le 12 juin pour lui signifier le besoin d'installer des grilles empêchant l'accès de nuit à certains lieux censés être fermés. Se déclarant "intéressé" par cette proposition, ses services installeront pourtant une grille de 60 cm de hauteur 2 jours plus tard !
Face à des jeunes oisifs à la recherche de transgressions de toutes les règles, les adjoints semblent cependant proposer plusieurs axes de réflexion: Lors du conseil de quartier du mois de juin Danièle Pourtaud, adjointe à la culture y voyait un véritable enjeu ayant la réponse à tous les maux de cette jeunesse: l’accès à la Culture.
3 Mois plus tard, nouvelle réunion du conseil de quartier. Constat d’inaction de toute part : bailleur (SEMEA XV) et mairie du 14e. Seules les grilles auront été rehaussées, mais s’avèrent inefficaces face à la détermination de ces jeunes. Le public se fait toujours plus présent pour manifester son mécontentement. L’adjointe à la jeunesse et au sport, Carine Petit, invitée à la réunion fait état de l’ensemble des activités sportives: après la culture, le sport comme solution pour canaliser ces jeunes. Autant de réponses peu convaincantes pour les habitants qui auraient probablement préféré voir Mr Charvot, adjoint à la sécurité du 14e répondre à leurs questions. Cependant, il semblerait que les embryons de mesures puissent être prises, à travers l’établissement de doléances des habitants et d’un tableau de bord pour leurs réalisations. L’adjoint aux espaces verts, René Dutrey, organisera dans cet esprit une rencontre au café associatif le samedi 7 octobre à 12 h avec les habitants du quartier.
3 mois auront été perdus pour la tranquillité des riverains. Mais que ceux-ci se rassurent, l’approche de l’hiver sera des plus efficaces pour enfin dissuader ces jeunes. Simple image d'une société qui ne sait pas réagir face à des jeunes qui sont à la recherche des limites fixées par celle ci.
 
Pascal 

04.09.2006

Une éclaircie pour la rentrée

Les premiers lundis de septembre ont souvent la même magie pour les enfants : moments de retrouver ses amis, ses enseignants et son école.

Cette année pourtant, 2 classes ne rouvriront pas: l'une en primaire à Alain Fournier, l'autre en maternelle à Antoine Chantin faisant suite à la diminution d'élèves dans les tranches d'ages concernés.  

Mais cela n'éclipsera pas la bonne nouvelle de cette rentrée, puisque le risque qui menaçait la survie même d'une petite école, l'ecole Diwan, s'est fortement dissipé ces tous derniers jours. Dans un 14eme, et plus particulièrement un quartier Montparnasse cher à la diaspora bretonne, l'école Diwan, ouverte à tous, participe à une éducation bilingue français-breton. Où régionalisme rhyme aussi avec ouverture sur le monde puisque on ne compte pas moins de 9 nationalités différentes dans la seule école Diwan hors de Bretagne.

Claude Nadeau, la présidente de la Skoazell Diwan Paris nous communique: 

Confrontée depuis début juillet à l’absence de local pour la rentrée scolaire 2006 en dépit du nombre grandissant d’élèves et la création d’un second poste d’instituteur, l'école Diwan de Paris est sur le point de sortir de la crise. Une entente est en cours de négociation avec un partenaire institutionnel pour la location d’un local dans le quartier Montparnasse qui devrait permettre à l’école de continuer son développement en emménageant dans ses nouveaux locaux d’ici la fin du mois de septembre.

D’ici là, une solution provisoire permettra d’accueillir les quelque 25 enfants inscrits afin d’assurer la rentrée scolaire lundi le 4 septembre.

Depuis le début de la crise qui secoue Diwan Paris, de nombreux messages de soutien de tous horizons, l’appui de personnalités bretonnes et l’implication concrète de tous ceux qui croient en ce projet ont véritablement porté l’équipe de Diwan Paris, dont les efforts ont été largement relayés par les médias parisiens et bretons. Mais la mobilisation de tous reste nécessaire car si l’entente en cours de négociation se concrétise, il restera à financer le coût de cette location qui constituera une large part du budget annuel de l'école Diwan Paris, qui ne bénéficie toujours d'aucune subvention.

Les écoles Diwan sont des écoles bilingues français-breton gratuites, laïques et ouvertes à tous . Elles scolarisent avec un succès fulgurant quelque 3000 élèves dans une quarantaine d'établissements en Bretagne et à Paris, avec deux nouveaux sites ouvrant à la rentrée 2006 en Bretagne. Toutes les écoles Diwan ayant franchi le seuil réglementaire des 5 ans d'existence sont sous contrat avec l'Education Nationale. L'école Diwan de Paris existe depuis 2004.

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à voir : le site de l'école Diwan à Paris

 

22.07.2006

Plan Canicule dans le 14e

Alors que l'orage n'aura pas suffit à faire chuter le mercure vers des températures supportables, le plan Canicule 2006 renouvelle l'alerte Orange pour Paris et l'Ile de France.

Mobilisé sur le risque sanitaire, Dominique de Villepin a choisi le 14e arrondissement pour rendre visite Mercredi dernier aux plus fragiles et rappeler les mesures prises au cours des derniers mois dans le cadre du Plan canicule. Accompagné du ministre de la Santé, Xavier Bertrand et de Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille, c'est à la maison de retraite Sainte Monique (66 rue des plantes, Paris 14e) attenant à l'hopital Notre Dame de Bons Secours que le premier ministre est venue rencontrer des personnes agées, catégorie la plus fragile, ainsi que les professionnels en ayant la charge.

Rappelant le devoir de solidarité de chacun, il a notamment défendu l'action du gouvernement consistant notamment à allouer des moyens supplémentaires pour plus de personnel et de faire en sorte que la quasi-totalité des maisons de retraites signent des conventions avec les établissements de santé.

Visitant Sainte Monique, M de Villepin a ainsi pu noter la présence de salles climatisées à chaque étage de l'établissement, alors que désormais 96 % des maisons de retraites disposent d'au moins une salle rafraichie.

 

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Photo SIG - David Mendiboure

 

18.07.2006

Fusion des Hopitaux Saint Joseph, Saint Michel et Notre dame de Bon Secours [2/2]

Le projet médical du nouvel ensemble proposera une offre de soins complète, « du nouveau né à la personne âgée ». Le futur pôle pourra s’appuyer d’emblée sur la notoriété de ses équipes de soins avec, pour prendre l’exemple le plus évident, ses activités de maternité de Notre Dame de Bon Secours, aujourd’hui parmi les plus réputées de France.
Un hôpital moderne

La concentration des différents établissements permettra de valoriser et de développer un plateau technique d’une grande modernité puisque le nouvel hôpital bénéficiera en 2010 d’installations et d’équipement totalement neufs. Exemple surprenant illustrant le contraste avec les sites actuels, le déplacement automatisé de « tortues », petits robots indépendants, en sous sol assurant différents fonctions de logistique. Fort des expériences des hôpitaux récents tels Pompidou, le cadre de travail devrait être adapté aux besoins des équipes soignantes puisque celles-ci ont activement participé à la conception et à l’aménagement des locaux. Et donc avec un effet bénéfique in fine au patient.

30 spécialités médicales et chirurgicales et 7 spécialités médico- techniques

Articulé autour de 5 axes principaux que sont la cancérologie, les maladies neuro-vasculaires, le médicochirurgical, la néo natalité et la gériatrie, le nouvel hôpital privilégiera la complémentarité des soins aux patients, le développement de passerelles entre les disciplines, ainsi que l’évolution et la formation des professionnels de santé. Les effectifs globaux seront à terme de l’ordre de 2000 personnes, mettant en évidence le fort impact économique et social qu’aura le site de St Joseph dans notre 14e arrondissement.

Au-delà même des activités regroupées des trois sites, de nouvelles activités pourraient être hébergées et partager ce plateau technique. A l’image du centre de rééducation Sainte Marie, qui totalise 170 lits, et dont la construction du pavillon est en cours d’achèvement, d’autres partenariats pourraient se développer. Ainsi, par la présence de médecine ambulatoire (90 lits de jour), une unité de dialyse fonctionnant avec l’association AURA  (Association pour l’utilisation du rein Artificiel) devrait voir le jour. Ces exemples mettent en exergue pour le site le potentiel de développement que lui procure une offre médicale élargie et techniquement modernisée.

Quid des sites de Saint Michel (15e) et Bon Secours ?

Le terme prévu pour la mise en place de l’ensemble des activités sur un seul et même site est l’horizon 2010. Jusque là, les trois sites actuels continueront à fonctionner normalement, voire avec momentanément des surcroît d’activités sur Saint Michel ou à Notre Dame de Bon Secours, le temps de la mise en place complète sur le site final des différentes activités. Au-delà de 2010, l’avenir du site de Notre Dame de Bon Secours reste inconnu. Intégrée lors du PLU (Plan Local d’Urbanisme) sous le jargon de GSU (Zone Urbaine de Grand Services Urbains), la congrégation des sœurs de Notre Dame de Bon Secours, propriétaire des lieux, devrait donner une nouvelle vocation sociale ou médico-sociale au site, avec, pourquoi pas, l’exemple de la MAPAD (Maison d'Accueil pour Personnes Agées Dépendantes) déjà créée depuis quelques années sur les terrains connexes.

Pascal
Le nouvel Hôpital Participant au Service Public Hospitalier de Paris Sud se sera :

13 SALLES d’opération, radiologie et imagerie médicale (2 scanners-1 IRM), 4 LABORATOIRES de biologie, pharmacie, stérilisation centrale


Pôle A Chirurgie réparatrice, chirurgie orthopédique, traumatologie, ophtalmologie, rhumatologie

Pôle B Chirurgie urologique et gynécologique, ORL, stomatologie, cancérologie, gastro-entérologie, chirurgie digestive, soins palliatifs et douleur

Pôle C Diabétologie et endocrinologie, chirurgie cardiaque et thoracique, cardiologie et soins intensifs, médecine vasculaire, chirurgie vasculaire

Pôle D Gériatrie, médecine polyvalente, maladies infectieuses, dermatologie, pneumologie,neurologie

Pôle E Maternité, néonatalogie, médecine enfants

Pôle F Urgences (SAU), réanimation polyvalente, soins continus Anesthésie, blocs opératoires

Pôle G Imagerie, laboratoires, pharmacie, stérilisation

Pôle H Soins de suite et réadaptation



 

09.07.2006

Fusion des Hopitaux Saint Joseph, Saint Michel et Notre Dame de Bon Secours [1/2]


Le 14e arrondissement compte de nombreux hôpitaux, parfois contigüs. Le vieillissement de la population d’une part, l’amélioration des techniques et donc l’augmentation de leur coût d’autre part changent la donne pour l’ensemble des établissements hospitaliers. Ainsi, depuis 2000 est connu le regroupement du site de l’hôpital Saint Vincent de Paul avec Cochin, auquel il est administrativement déjà rattaché. Le mois de dernier, nous relations les tensions au sein de l’Institut de Puériculture de Paris afférentes au projet de regroupement des activités avec l’Hôpital Necker.
En juillet 2005, 3 hôpitaux du sud de Paris décidaient de fusionner afin de créer un hôpital d’une envergure nouvelle : St Michel  (15e arrondissement, Rue Olivier de Serres), Notre Dame de Bon Secours (bien connu dans notre 14eme arrondissement, et reconnu au delà) et l’Hôpital Saint Joseph ont administrativement fusionné dès le 1er janvier 2006. La restructuration de l’hôpital Saint Joseph prévoit d’intégrer à terme l’ensemble des activités du nouvel ensemble, voire au-delà. L’échéance de ce plan est prévue pour 2010. A la différence des autres regroupements déjà planifié par l’AP-HP, le nouvel Hôpital, dont le nom n’est pas encore connu, est un hôpital privé à but non lucratif. Il a à ce titre les mêmes obligations et les mêmes soutiens de la part de l'état que les hôpitaux publics

Un Projet architectural remarquable


L’Hôpital Saint Joseph fut à son origine  dessiné au 19eme siècle par l’architecte Paul-Eugène Lequeux, à qui on doit notamment plusieurs églises (dont Sainte- Marie des Batignolles, paris 17eme), des mairies (17eme et 18eme arrondissements) ainsi que plusieurs établissements hospitaliers. Il intègre une chapelle et de nombreux pavillons où sont assurés des soins généralement reconnus de grande qualité. Depuis plus d’une dizaine d’année maintenant, l’hôpital Saint Joseph est soumis à des travaux en profondeurs. Les différentes tranches de travaux ont conduit pour l’instant à construire le nouveau hall qui surprend par son architecture ouverte sur la ville (voir photo), ainsi que démolir et reconstruire plusieurs pavillons. Des plans de Lequeux ne subsisteront que la chapelle, élément essentiel pour rappeler l’origine et la philosophie du lieu, ainsi que les pierres sur lesquelles sont gravés les noms des généreux donateurs qui ont permit l’érection de cet hôpital. La restructuration sur le site de Saint Joseph prévoit l’investissement de 200 Millions d’Euros afin de réaliser un ensemble de 90 000 m² et de 800 lits. A titre de comparaison, l’Hôpital Georges Pompidou, dernier hôpital moderne compte 1700 lits pour 120 000 m². Pour un nombre de lit sensiblement égal à la moitié de l’immense Hôpital Pompidou, la surface des constructions sera donc seulement inférieure de 30%. Et cette comparaison ne fait que traduire l’approche adoptée ici, car malgré son envergure de premier ordre, l’approche humaine du patient est conservée et même  amplifiée. Car au hall d’entrée étonnamment ouvert sur ville, et particulièrement sur la rue Raymond Losserand, s’ajoute une cour interieure mettant en scène les lieux de vie tels la chapelle et la maison mére-enfant (pavillon destiné à accueillir les activités de Notre Dame de bon secours) entourée des différents pavillons. Les espaces verts seront augmentés et mis en valeur. Aux matériaux tristes de briques et ciments actuels est recherchée la substitution par des matériaux nobles, pierre et verre, bois et métal. Enfin, signe d’une meilleure intégration dans la ville, l’interminable mur de la rue Pierre Larousse sera démoli et laissera place à une grille plus discrète faisant partager la vue des espaces verts à tous.
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Hall d'acceuil de la Fondation Saint Joseph, un hopital ouvert sur la ville - photo www.Parisxiv.com